L’ADN comme nouveau support du piratage informatique

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Des chercheurs en bio-informatique de l’Université de Washington ont réussi à pirater un ordinateur grâce à la modification d’un brin d’ADN destiné à contenir un malware. Cette étude a été présentée lors d’un séminaire de sécurité. Bien que cela reste une expérience de laboratoire, elle interroge fortement à l’heure où de nombreux acteurs IT envisagent, dans un avenir proche, de stocker des données sur de l’ADN.

Durant l’été 2017, des scientifiques “biohackers” sont parvenus à encoder des logiciels malveillants dans des brins physiques d’ADN. Par conséquent, lorsque le séquenceur analyse les gènes, l’ordinateur interprète le brin modifié comme une commande. Cette dernière lui ordonne alors d’accéder à un serveur annexe et les scientifiques peuvent aisément prendre le contrôle de l’ordinateur infecté.

Capture d’écran extraite du logiciel de séquençage d’ADN dans lequel les chercheurs ont inséré un malware. © Dennis Wise, University of Washington

Mais qu’on se rassure, ce type de menace reste pour l’instant du domaine de l’hypothétique puisqu’il s’agissait d’une simple démonstration menée par une équipe de recherche. Les manipulations complexes requises indiquent que ce type d’attaque n’est pas pour demain.

Cette expérience a surtout été réalisée pour mettre en lumière les failles existantes actuellement dans les logiciels de séquençage ADN. De nombreux logiciels open-source ont été codés avec un langage de programmation aujourd’hui obsolète mais sont toujours utilisés massivement dans le monde médical.
Par ailleurs, la démocratisation du séquençage génétique a conduit à la banalisation de certains tests réalisés par des services centralisés tels que les laboratoires universitaires disposant de ces équipements coûteux. Proposer des brins infectés en se faisant passer pour un client permettrait d’entrer dans ces systèmes de pointes et d’y dérober de précieuses données ou de corrompre les futurs tests.

Données personnelles ou secrets commerciaux, la rigueur sera de mise, tout comme la sécurisation de cet écosystème. Et ce n’est qu’un bref aperçu des nouvelles menaces crées par le rapprochement entre la chimie biomoléculaire et l’électronique.

Pour plus de détails, n’hésitez pas à consulter le site de Science et Avenir

A propos de Chloé MAIRE

Etudiante au sein de Master 2 Droit de l'économie numérique, j'ai un double profil commerce et droit. Je m'interesse de longue date au numérique ainsi qu'aux nouvelles technologies. J'ai découvert plus récemment le monde de la cybersécurité et de l'ingénérie sociale qui captivent ma curiosité. Finalement, à mes heures perdues, j'aime me divertir sur des jeux vidéo et cuisiner.

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