Le modèle économique de Deezer

Depuis quelques années, l’industrie de la musique a pris un tournant via le service à la demande de musique en ligne. Cette nouvelle façon de consommer la musique est en adéquation avec l’avancée des nouvelles technologies et l’augmentation du marketing prônant l’utilisation des nouvelles technologies dans la vie de tous les jours. L’heure n’est plus à l’achat de CDs physiques dans les magasins mais bien à l’achat d’abonnement pour profiter de sa musique partout grâce à son ordinateur, sa télé ou même encore avec son smartphone.

Dans cette nouvelle tendance de la musique à la demande, de plus en plus d’acteurs tentent de récupérer une part du gâteau qui lui aussi croît d’année en année. Dans ce secteur, les plus grands sont Spotify, Deezer, Tidal. Même la Fnac et Google rentrent dans la compétition avec respectivement Fnac Jukebox et Google Music.

Pour comprendre un peu plus comment fonctionne ce marché, nous allons nous intéresser à l’entreprise française présente depuis 2007 sur le marché et détenant à ce jour plus de 10 millions d’utilisateurs actifs présents dans plus de 182 pays, Deezer.

L’idée de base de Deezer est de proposer un service payant d’écoute légale de musique. Les gains qu’elle récupère sont reversés à divers acteurs (artistes, maisons de disques, SACEM, etc…). Pour que ce modèle fonctionne, il a fallu que Deezer se mette en partenariat avec la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique (la SACEM) pour rester dans la légalité.

 

 

En 2007, Deezer était une des entreprises leaders sur le marché de la musique en ligne. Elle avait réussi à se démarquer et depuis, elle n’a jamais cessé d’améliorer sa qualité de service pour plaire à encore plus de consommateurs. C’est grâce à cela que depuis 10 ans Deezer a toujours gagné en notoriété et en image de marque.

Chez Deezer il y a un élément clé indispensable qui permet à l’entreprise de bien fonctionner, c’est tout simplement son catalogue musical comprenant plus de 43 millions de titres et ce, grâce à ses partenariats avec de grandes majors (Warner, Sony, Universal, etc…)

Le modèle financier le plus connu de tous pour Deezer est évidemment le système de B to C qui permet, via différentes formes d’abonnements, de profiter d’un meilleur service de Deezer (pas de publicité, meilleure qualité de l’audio, musique accessible hors connexion internet, abonnement familial, etc…). A la base, Deezer était gratuit puis l’ajout des publicités a permis la mise en place du premier abonnement pour éliminer lesdites publicités. Depuis, les offres d’abonnements n’ont cessé d’évoluer. En 2017, il y a deux offres majeures, la Premium + à 9.99 € par mois et la Deezer famille à 14.99 € par mois. En France, on compte 1.5 millions d’abonnés et 6 millions d’abonnés dans le monde entier.

Toutefois, Deezer se base aussi sur un modèle économique en B to B via des contrats de partenariats comme par exemple avec McDonalds (parmi d’autres) en 2011 qui diffusait des playlists de Deezer dans ses différents restaurants. Il y’a aussi des rémunérations via les sponsorings qu’elle fait directement sur son site/application et les partenariats avec de grandes compagnies de téléphonie mobile telles que Orange et Bouygues Telecom.

En jouant sur les deux tableaux que sont le B to C et le B to B, Deezer s’assure une pérennité financière et se constitue une très bonne image de marque auprès de ses clients et de ses clients potentiels.

A propos de Guillaume CALICHIAMA

Étudiant en Master 2 Commerce Electronique, je dispose d'un profil polyvalent dans le domaine marketing et dans le domaine de l'entrepreneuriat. Les nouvelles technologies sont aux cœurs du monde de demain et c'est donc pour cela que je m'y intéresse au plus haut point. Au delà de ça je suis un passionné de musique et je suis musicien amateur dans divers groupes.

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