WhatsApp : quand la sécurité et la liberté s’affrontent

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L’entreprise « Facebook », propriétaire du service de Messagerie « WhatsApp » est appelée à coopérer avec les autorités britanniques suite à l’attentat de Londres au Parliament Square. Le Ministre de l’Intérieur Britannique, Amber Rudd, a déclaré qu’un service de Messagerie comme « WhatsApp » ne doit pas être un lieu secret pour les terroristes pour communiquer.

Le Ministre de l’Intérieur Britannique a confirmé sur Sky News que le terroriste, Khalid Masood, a bien utilisé le service de Messagerie « WhatsApp » juste avant l’attaque. Pour avancer dans leur enquête, les services de renseignement du gouvernement veulent que « WhatsApp » intègre une porte dérobée pour pouvoir accéder aux messages provenant de l’application.

Cette annonce semble similaire à ce que l’ancien Premier Ministre Britannique, David Cameron, a déclaré après l’attaque de « Charlie Hebdo » à Paris : « Les agences de renseignement britanniques devraient avoir le pouvoir légal d’entrer dans les communications chiffrées des suspects terroristes ». Le Premier Ministre a même promis de légiférer cette déclaration en 2016, mais celle-ci ne s’est pas produite, à cause d’une raison simple. Le cryptage est un binaire. Soit une information est chiffrée, et donc sécurisée ou ce n’est pas le cas du tout.

Dans un communiqué, un porte-parole de « WhatsApp » a déclaré suite à ces évènements : « Nous sommes horrifiés par l’attaque menée à Londres et nous coopérons avec l’application de la loi », mais cela obligerait « WhatsApp » à diminuer sa sécurité et à créer une porte dérobée pour les fonctionnaires du gouvernement, des actions que ses rivaux ont toujours refusés jusqu’ici. De plus, l’année dernière, « WhatsApp » a activé le cryptage complet de bout en bout, ce qui signifie que « WhatsApp » n’a pas accès à des messages spécifiques.

Les co-fondateurs de WhatsApp, Jan Koum et Brian Acton ont expliqué que, chaque messages, photos, vidéos et fichiers envoyés sur cette application sont chiffrés de bout en bout et qu’ils ne peuvent être lus que par les destinataires du message.

Heureusement, La ministre Britannique semble ne pas vouloir choisir cette voie. Elle met l’accent sur le travail avec les entreprises technologiques pour trouver une solution plutôt qu’une loi radicale.

Le cryptage est l’un des outils les plus importants pour lesquels les gouvernements, les entreprises et les particuliers doivent promouvoir la sécurité et négliger la Cybersécurité peut coûter cher à l’Economie et coûte de l’argent aux gens.

A propos de Romina DJORDJEVIC

Passionnée par l'Informatique et les nouvelles technologies, elles font parties intégrantes de mon quotidien. Aujourd'hui, je partage avec vous mes recherches à travers mes articles.

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