Le crowdsourcing est-il en train de bouleverser notre société ?

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crédit : http://www.thesmartcrowd.com

L’apparition du Big data dans nos sociétés actuelles a vu apparaître un nouveau modèle de développement, d’approvisionnement et de traitement de l’information  » le crowdsourcing « . 

La meilleure et la plus connue des définitions du crowdsourcing est issue de Wikipédia. A la fois en matière d’explication et d’application du crowdsourcing lui-même.

Le crowdsourcing se définit comme étant la production participative par l’utilisation de moyens et ressources d’un grand nombre afin d’effectuer certaines tâches. Basé sur une logique collaborative, les utilisateurs font appel à la créativité, l’intelligence et le savoir-faire de chacun (ou du plus grand nombre) afin de répondre à une problématique donnée.

Avec l’arrivée d’Internet et du Big data, ces ressources ont été assimilées aux données approvisionnées par les utilisateurs.

crédit : http://www.senseimarketing.com

Initialement utilisé comme outil marketing afin de comprendre les modes de fonctionnement des utilisateurs et acheteurs, le crowdsourcing s’est ouvert au grand public suite au développement des smartphones. On parle alors dorénavant de « communauté » d’utilisateurs.

L’explosion du nombre de smartphone a modifié le crowdsourcing et indirectement la société. Avec l’essor du nombre de données collectées, on a vu apparaître une nouvelle sorte de production participative, le crowdsourcing passif.

Le crowdsourcing passif :

crédit : http://www.midilibre.fr

Dorénavant, la communauté se positionne sur un partage de réflexion et d’expérience sans qu’elle soit mise systématiquement au courant. La foule n’est pas consciente qu’elle participe à une étude. On va analyser les données que cette dernière génère sans pour autant lui avoir demandé de générer quelque chose. Par exemple, on va étudier le nombre de recherche qu’une foule ou une communauté fait sur un sujet afin de connaitre sa popularité. C’est le cas des études du moteur de recherche Google. Ainsi le mot le plus recherché en 2016 sur Google a été « Pokémon Go ». L’étude de ses recherches permet d’avoir des informations concernant l’intérêt, les attentes ou les préoccupations des internautes. Ainsi en 2008 déjà, Google se vantait de pouvoir prédire les épidémies de grippe rien qu’en analysant les recherches faites sur son moteur.

Google est aussi à l’origine d’innovation en matière de trafic routier. En utilisant les données historiquement collectées, on est capable de prédire votre prochain trajet afin d’éviter au maximum les bouchons.

crédit : http://www.numerama.com

En soumettant des itinéraires différents afin d’éviter les ralentissements, cela permet de décongestionner les routes bouchonnées et de rendre le trafic à nouveau fluide le plus rapidement possible. Google Maps participe donc à la diminution du nombre et de la durée des embouteillages.

 

 

 

Le crowdsourcing actif :

Le crowdsourcing actif quant à lui requiert une implication des participants en passant par un processus de création ou de vote. Cette méthode, grâce à son côté engageant, contribue à créer un réel sentiment d’appartenance à un mouvement propre comme une marque ou une communauté.

Comme nous l’avons vu, le meilleur exemple de crowdsourcing actif sans que vous vous en soyez forcément rendu compte est Wikipédia. Les contributeurs ont la possibilité de modifier et d’améliorer le contenu. Ils échangent leur savoir afin de le renforcer et de le faire partager à tous.

crédit : www.waze.com

Un autre exemple plus récent est celui de l’application de trafic Waze. Ce GPS collaboratif permet aux utilisateurs d’élaborer eux-même la cartographie ainsi que de signaler les dangers ou les évolutions du trafic au travers d’alertes. Chaque utilisateur apporte sa pierre à l’édifice en signalant tous les dangers qu’il peut rencontrer. Cet outil collaboratif agit donc dans le but d’améliorer la sécurité routière.

Ainsi, le crowdsourcing s’introduit peu à peu dans notre société et tend à modifier certaines de nos façons de penser ou d’agir. Il crée un phénomène de communauté et de collaboration populaire. Chacun se corrige, se complète, et participe à une tâche dans un but commun. Et en l’état de la conjoncture actuelle… ça fait du bien de s’entraider !

 

A propos de Guillaume BAUDE

Etudiant dans le master 2 commerce électronique de l'université de Strasbourg

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