Néo-banques, cobanking : en route vers une économie alternative

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Vous connaissez sûrement les banques en ligne telles que Boursorama, B for Bank, Fortuneo, ING Direct, Hello Bank!. Mais avez-vous déjà entendu parler de Morning, Lydia, PayTop, N26, Yelloan, Transferwise, Sharepay, Compte Nickel, S-money, Lemon Way … Fivory ou Leetchi peut-être ? Elles ne vous disent rien et pourtant ce sont toutes des FinTech, ces start-ups spécialisées dans le secteur de la finance qui nous amènent un peu de fraîcheur et de simplicité au quotidien !

Qu’est-ce qu’une néo-banque ?

Contrairement aux banques en ligne qui offrent leurs services d’abord via le web, les néo-banques, ou banques digitales, sont « nativement mobiles ». Elles ont été conçues pour une utilisation mobile avant tout. Ces entreprises ont actuellement le vent en poupe et apportent aux consommateurs une nouvelle façon d’utiliser et de gérer leur argent.

L’émergence des néo-banques a commencé aux Etats-Unis en 2009 avec Simple. Elles sont ensuite apparues aux Royaume-Uni avec Atom Bank, et en Europe grâce notamment à l’allemand N26 et au français Morning par exemple. Leur clientèle est principalement composée de Digital Natives, ces personnes qui ont appris à pianoter sur une tablette avant même de savoir marcher.

Un peu de crédit collaboratif

Yelloan, une Fintech française, a été la grande gagnante du Prix « Fintech de l’année 2016 », décerné par le pôle de compétitivité « Finance Innovation », pour son service de crédit participatif. Le principe est simple : 5% de la somme demandée doit être financée par un minimum de 5 proches pour attester d’une faculté de confiance. Cette garantie participative permet ainsi de conforter le prêteur.

Petits paiements entre amis

Pour une naissance ou un départ à la retraite, récolter de l’argent pour faire un pot commun est en général contraignant. Leetchi permet d’y remédier en mettant à disposition une plateforme de cagnotte en ligne, et facilite ainsi la collecte d’argent pour ensuite la verser au futur dépenseur, avec ou sans frais en fonction de l’utilisation finale.
D’autres applications comme Lydia permettent à plusieurs personnes de payer et partager une note de restaurant sans avoir les contraintes pour chacun de passer à la caisse. Une personne paye la totalité et envoie à chaque convive, par SMS ou mail, la somme à rembourser.

Un pas vers le cobanking

Le cobanking pourrait être défini comme « l’association des usages traditionnels de la banque, revisités, et des nouveaux usages bancaires appliqués aux pratiques collaboratives ».
La néo-banque Morning, anciennement Payname, va plus loin dans les services aux consommateurs. Elle permet de « reprendre le contrôle de son argent » en devenant le pionnier du cobanking. En plus de proposer un service de cagnotte, de paiement entre particulier ou pour régler ses factures, Morning ajoute la possibilité d’obtenir une carte bancaire personnalisable : code PIN, activation ou non de services, gestion des plafonds. Le but principal étant de co-créer les nouvelles fonctionnalités avec ses clients.

Trop jeunes ?

Néanmoins, les néo-banques ne sont pas forcément toutes exemptes de difficultés vu leur jeunesse. Certains pourront se souvenir du blocage des comptes Morning en décembre 2016 par l’ACPR, l’autorité de contrôle pour la stabilité du système financier. La situation est résolue depuis, mais les clients ont vu dans cet épisode la fragilité des nouveaux acteurs sur le marché financier, surtout ceux qui souhaitent rester indépendant des grands groupes.

Une évolution obligatoire

Ces banques digitales ne sont bien évidemment pas totalement gratuites, elles doivent vivre. Elles permettent néanmoins une réduction significative des frais comparé aux banques traditionnelles. Certes, certaines peuvent être considérées comme des solutions « cosmétisées » qui ne proposent rien de vraiment révolutionnaire dans le monde de la finance. Mais d’autres ont choisi des approches disruptives dans leur vision de la banque, et c’est bien cela qui va changer pour le consommateur : plus de liberté, plus de simplicité, plus de pouvoir d’achat !

A propos de Stéphane MUTEAU

Etudiant en Master 2 Commerce Electronique. Pour évoluer à travers les nouvelles technologies qui me passionnent, j'ai décidé de reprendre mes études et me réorienter vers le monde du numérique.

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1 réponse

  1. GLOBCOIN est aussi une fintech dont le CEO est français et utile aux français surtout quand ils voyagent en dehors de l’euro ou achète en ligne dans une devise autre que l’euro car elle fournit une carte Mastercard multi-devises avec le meilleur taux de change. Testez la calculette en ligne https://glob-coin.com/fr/ et si vous trouvez un meilleur taux laissez un message car je travaille chez GLOBCOIN et serais étonné 😉

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