Atsukè lance le 1er ticket de transport achetable par SMS en France

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Atsukè lance le ticket par SMS à Rouen

Atsukè lance le ticket par SMS à Rouen ; Source : Atsukè

A Rouen, il est maintenant possible d’acheter son ticket de tram ou de bus par le simple envoi d’un SMS. Pas d’inscription nécessaire ni même de coordonnées bancaires : le ticket est facturé par l’opérateur téléphonique à la fin du mois.

On pourrait penser la technologie SMS obsolète face aux applications proposant des QR codes ou le paiement sans contact (NFC). Pourquoi ne pas se tourner uniquement vers ces technologies plus « modernes » ?

La réponse que fournit Atsukè est simple : le SMS est la technologie la plus accessible et la mieux maîtrisée par tout les types d’utilisateurs.

Des avantages pour l’utilisateur mais également la ville, la société de transport et l’opérateur téléphonique

Quel que soit le téléphone de l’utilisateur, la simplicité est au rendez-vous. Il suffit d’envoyer un SMS contenant le mot «V1» au 93000 pour recevoir en retour un message contenant l’identification du billet. Outre l’immédiateté du service, le client n’a pas besoin de transmettre des données personnelles ou bancaires à un tiers : le titre de transport est facturé par l’opérateur téléphonique.

Le SMS d'Atsuké

Le SMS d’Atsuké ; Source : Atsukè

Pour les exploitant des réseaux de transport, ce dispositif permet en premier lieu de réduire la fraude « accidentelle » : les clients peuvent maintenant acheter un billet à l’intérieur du tram s’ils n’en ont pas eu le temps à la montée. On réduit également la vente des titres par les chauffeurs de bus. Les contrôleurs valident l’authenticité du m-ticket en scannant le message grâce à leurs appareils mobiles.

Pour les villes, ce système peut compléter les infrastructures de billettique existantes, mais il revient surtout beaucoup moins cher à l’installation. Chaque distributeur automatique de billets coûte 50 000 euros sans compter la maintenance, alors que le prix d’installation de la plate-forme d’Atsukè est entre 20 000 et 40 000 euros, plus un abonnement de quelques milliers d’euros au Saas de la start-up.

Quant aux opérateurs téléphoniques qui facturent les voyages aux clients, ils prélèvent 12 % du prix d’achat.

A Genève, Lausanne et Zurich, premières villes à avoir mis en place ce système, le ticket par SMS est un succès. Près d’un tiers des voyageurs l’utilisent et la moitié y a recours quatre fois par mois.

Dans les transports en commun, les usages du paiement mobile sont encore balbutiant

Loin du SMS, les exploitants et les opérateurs de transports comme Keolis préfèrent proposer des applications « clé-en-main » qui regroupent la préparation du voyage, l’achat du billet et la validation par un système de lecteur de QR codes ou de paiements sans contact (NFC).

Mais le paiement par mobile peine à rentrer dans les mœurs des français, préférant encore utiliser les cartes pour valider leurs titres.

En attendant la banalisation du paiement par « badgage » du mobile, la rapidité et la simplicité d’un simple SMS semble encore d’actualité. Mais rien n’empêche les messageries instantanées de tirer leur épingle du jeu, notamment grâce aux Chatbots qui pourrait même aller à l’avant des usagers pour leur proposer un billet.

Pour aller plus loin :

A propos de Arnaud CARAMELLI-JOURET

Etudiant du Master 2 Commerce Electronique et stagiaire Business Developper chez Atsukè pour le ticket de transport en commun par SMS.

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