Le développement tout azimut des objets connectés en santé

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Depuis un peu moins d’une dizaine d’années les objets connectés ont fait leur apparition dans notre quotidien. Suivre son état de santé via son mobile (m-santé) est une pratique en plein essor. Futile comme utile, il y aurait aujourd’hui près de 15 milliards d’objets connectés. En France, en 2013, il s’en est vendu 3 millions pour un chiffre d’affaire de 64 millions d’euros.


Asthme, mauvaise audition, ronflement, mauvais sommeil, problème d’érection et/ou de fertilité, surpoids, diabète, etc. Qu’importe votre problème, vous trouverez probablement votre bonheur parmi tous ces objets. Petit passage en revue.

 

J’ai mal dormi
Beddit, Withings Aura, NeuroOn, HugOne, Sleep Dot, 2breathe ou encore Nuvi, sont autant d’objets connectés censés améliorer le sommeil. Pour la plupart, il s’agit d’un petit boitier à glisser sous l’oreiller ou à poser sur la table de chevet, qui analyse les mouvements, les bruits ou tout élément pouvant troubler le sommeil. Chaque jour les données collectées durant la nuit sont transmises à une sorte de box, qui analyse ces données et les retransmet à l’utilisateur. D’autres favorisent l’endormissement par un système de son et lumière ou encore de contrôle de la respiration.

 

Je suis malade
Selon l’OMS, en 2014, 422 millions de personnes souffraient de diabète dans le monde (5,1 millions en France). Le nombre important de personnes susceptibles d’utiliser des objets connectés en fait un marché très lucratif.  iHealth, leader sur le marché, a développé iHealth align et ihealth gluco. Ils permettent de récolter et analyser les résultats des tests. Le premier se connecte à la prise jack du téléphone, sur lequel s’insère une bandelette pour récupérer la goutte de sang. Pour le second, la connexion entre l’objet et le smartphone se fait par bluetooth. Sugar, Bee, Free Style, VigiPen, font également partie de la liste non exhaustive d’objets connectés destinés aux diabétiques.

 

Signe astrologique ? Chameau
Vous faites partie de ces gens qui peuvent passer toute une journée sans boire une goutte d’eau ? Vous oubliez ou vous n’avez pas soif ? Il est pourtant important de s’hydrater régulièrement au cours d’une journée, car cela joue sur l’humeur, les capacités physiques et intellectuelles, ainsi que sur le sommeil. Hidrate est une application couplée à une bouteille, qui informe régulièrement son utilisateur qu’il doit s’hydrater, la bouteille s’allume à chaque notification. LVL quant à lui, est un bracelet capteur qui, grâce à une lumière rouge beaucoup plus puissante que la verte utilisée habituellement pour ce genre d’objet, permet (entre autres) de suivre le taux d’hydratation. Sachez que la déshydratation peut altérer les capacités intellectuelles jusqu’à 50%. Alors buvez !

 

Boire ou conduire il faut choisir
Buvez oui, mais de l’eau. Ou alors, sortez avec Sam, celui qui ne boit pas. A défaut d’avoir un pote qui s’appelle Sam, il existe SafeStamp, un tatouage éphémère qui contrôle le taux d’alcoolémie. Quand le tatouage s’allume, c’est que le taux maximal est atteint et qu’il faut oublier la voiture et prendre un taxi !

 

Et là, c’est le drame
En cas d’accident, même si l’on connait la victime, il n’est pas toujours évident de se rappeler des informations importantes comme le groupe sanguin, les allergies, les traitements médicamenteux, les pathologies, etc.  Liva, le bracelet connecté, détient toutes les données de santé que son utilisateur aura jugé utile d’indiquer dans l’application. Ces informations sont accessibles grâce à un QR code situé sur le bracelet. L’accès aux informations se faisant par scanne de ce QR code, celles-ci sont facilement accessibles. Pour 25€ par an, il est possible de demander à recevoir un sms ou un mail à chaque fois que le bracelet est scanné. Ce qui permet d’être informé de l’accès aux données mais ne permet pas de se prémunir contre l’accès non accepté.

Quid de la sécurité des données personnelles collectées ?

Comme tout matériel informatique, les objets connectés peuvent être piratés. Le hacker peut soit, vouloir récupérer des données personnelles pour les revendre soit, prendre le contrôle de l’objet à des fins malveillantes.
Même si la règlementation française encadre le traitement des données à caractère personnel, force est de constater qu’il existe une carence en la matière de la part des fabricants.

A propos de Tiphaine DEBLANGY

Étudiante en Master 2 Gestion et droit de l'économie numérique.

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