La Bulle de filtres et les mauvaises informations : les facteurs numériques qui ont mené Trump vers la victoire

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La victoire de Donald Trump aux élections présidentielles des Etats-Unis a suscité beaucoup d’interrogations sur le plan sociologique, historique et numérique notamment. Sur le plan numérique, on peut expliquer cette victoire par deux phénomènes : la bulle de filtres ainsi que la circulation des mauvaises informations.

Les élections américaines nous ont rappelé qu’internet enfermait chaque internaute dans une sorte de cocon. Plus précisément, notre navigation sur internet est personnalisée par des algorithmes qui tiennent compte de notre activité sur internet (les sites que l’on visite, les vidéos regardées, les likes, l’expression d’un sentiment à travers les smileys proposés sur Facebook notamment (smiley en colère, triste, etc)).

Filter bubble, un concept inventé par Eli Pariser, militant internet

© pixabay

Ce phénomène de cloisonnement s’appelle « la bulle de filtres » (ou « filter bubble » en anglais). 

On nous montre ce qui semble pertinent de nous montrer en tenant compte de nos préférences mais, tout ce qui pourrait nous déranger nous sera alors évité.

Ceci explique notamment la raison pour laquelle les internautes démocrates n’ont pas vu venir la montée en puissance du parti républicain.

Toutefois, il est à noter qu’en majorité, les informations relatées aux individus sur format papier ou à la télévision sont également filtrées puisque, choisies en fonction de la ligne éditoriale. La différence est que les algorithmes n’ont pas cette espèce d’éthique que les rédacteurs en chef avaient selon Eli Pariser.

Cependant, avec internet on s’attendait à une sorte de libéralisation de l’information qui finalement, n’est pas en raison des algorithmes.

Plus de 51% des Américains utilisent les réseaux sociaux pour s’informer 

© makeawebsitehub

Les réseaux sociaux bien que refusant de se qualifier de média, le deviennent « malgré eux ».

Tout un chacun peut alors devenir un journaliste, prenant le risque de communiquer à sa communauté de mauvaises informations (ou « fake news » en anglais). 

« Honnêtement, les gens sont clairement plus bêtes » selon Paul Horner.

Paul Horner spécialiste des faux articles (« fake news ») s’est rendu compte, que des individus croyaient réellement ce qu’il relatait. Selon lui, il a sûrement aidé Trump durant sa campagne bien qu’il « déteste Trump ».

Ainsi, de fausses informations pullulent sur la toile et sont partagées massivement sans forcément une vérification préalable du lecteur de la véracité des propos.

A propos de Cindy R.

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