DuoSkin : une technologie à fleur de peau

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Et si l’avenir de l’homme augmenté ne résidait pas dans les implants ou prothèses mécaniques mais plutôt dans sa volonté millénaire de se différencier en marquant, dessinant ou sculptant son corps ? Nés de la collaboration entre le MIT (Massachusetts Institute of Technology) et Microsoft, les tatouages connectés « DuoSkin » affichent une double ambition : fixer des données à même la peau et interagir sans fil avec d’autres appareils.

 

Dans la longue histoire des « wearables », plusieurs tentatives similaires sont à rappeler. Le projet skip de Motorola en 2013, les adhésifs connectés de VivaLnk en 2014 ou encore Google dans le textile connecté.
Mais là où le projet DuoSkin semble se singulariser c’est notamment dans les possibilités quasi-infinis de personnalisation ainsi que son aspect éphémère offerts à ses utilisateurs. À l’ère de l’OpenSource, toute une communauté pourrait dès lors se dégager et créer de nouveaux designs à télécharger pour des imprimantes 3D adaptées.

Le blogue du MediaLab du MIT propose trois types d’usages à savoir :

  • – une interface utilisateur, permettant à ce dernier de pouvoir communiquer avec l’ensemble de ses appareils connectés.
  • – une fonction d’output (sortie), utile en matière d’e-santé, analysant rythme cardiaque, température corporelle etc.
  • – une fonction de stockage et de transmission, via le système NFC désormais démocratisé via nos smartphones.

Si ces trois possibilités sont alléchantes, demeurent de classiques questionnements quant à la protection de nos données personnelles ou non.
L’aspect positif des choses veut que tout individu serait le support physique et donc le laisserait maître de ses données et de leur usage à tout moment.
À l’inverse, la technologie NFC n’est pas exemptée de tous les cyber-dangers qui nous entourent à commencer par le vol de nos données. En outre, conserver sur un seul support présente le risque de la perte ou la dégradation de ces informations.

Révolution esthétique ? Pratique ? En tout cas « l’avenir n’est interdit à personne ».

 

A propos de Sélim-Alexandre ARRAD

Étudiant au sein du Master 2 – Droit de l’économie numérique, je suis juriste et politiste de formation. Mes centres d’intérêt recouvrent naturellement les domaines du numérique et des nouvelles technologies et en particulier les champs propres à la robotique, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la cryptologie dont les effets sur nos sociétés poussent à un constant renouvellement des rapports sociaux, juridiques, économiques et environnementaux chez les individus.

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