La stratégie nationale e-santé 2020 (partie 2)

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Suite de l’article sur la stratégie nationale e-santé 2020. Cette fois, sont abordés les objectifs en e-santé au regard des professionnels de santé.

Les professionnels de santé et le numérique dans le plan santé 2020

Développer des cursus de formation des professionnels de santé autour du numérique
S’inspirant des pratiques états-uniennes, où l’informatique clinique est une spécialité, la puissance publique travaillera en étroite collaboration avec les facultés de médecine afin de développer une formation – initiale et continue – en matière d’informatique médicale.

Soutenir les professionnels de santé engagés en faveur de l’innovation numérique
Renforcer la cohérence et la visibilité des projets
La diversité des dispositifs de soutien à l’innovation provoque un manque de lisibilité des financements. Ainsi le ministère de la santé souhaite améliorer la cohérence des projets et valoriser les projets numériques les plus innovants.

Renforcer et sécuriser l’usage des objets connectés
Aujourd’hui le marché des objets connectés est en plein développement et il n’est pas toujours aisé de déterminer la qualité d’une application ou d’un objet. C’est pourquoi le ministère de la santé va travailler avec les différents acteurs concernés – professionnels de santé, industriels, patients – afin de développer un dispositif d’évaluation des objets connectés et applications mobiles. Ce dispositif visera à s’assurer de la pertinence et de la fiabilité médicale de ces objets ainsi que de la protection des données personnelles.

Accompagner le développement des systèmes d’aide à la décision médicale
Aussi appelé SADM, ceci correspond à un ensemble d’outils permettant d’appliquer les recommandations de bonnes pratiques publiées par la HAS notamment. Les SADM permettent également de personnaliser la médecine. Il s’agit, par exemple, d’un rappel de vaccination pour la grippe des personnes âgées de plus de 65 ans.

Faciliter l’exploitation numérique des connaissances médicales
La fiabilité et l’utilité des SADM dépendent de la richesse des informations qui les alimentent. Ces informations proviennent des dossiers des patients, de notes, d’observations ou encore de comptes rendus. Bien souvent la rédaction de ces informations se fait selon le langage dit naturel, et non d’un langage spécifique, technique, qui permettrait de mieux catégoriser et organiser les informations. C’est pourquoi des terminologies de références communes vont être mises en place afin de parvenir à un ensemble de données cohérent.

Utiliser les outils numériques pour simplifier l’utilisation des recommandations de pratique clinique (RPC)
Souvent les RPC données par la HAS ne sont pas suivies par les praticiens au motif qu’elles sont difficilement exploitables lors de consultation. Le ministère de la santé en partenariat avec la HAS va permettre le développement d’outils numérique facilitant l’exploitation des RPC.

Soutenir la « co-innovation » avec les patients et les industriels
Afin d’éviter que les start-up développent des produits ou services en méconnaissance des réels besoins des professionnels et des patients, ainsi que de la législation en vigueur ; la puissance publique développera des actions ciblées permettant la rencontre des parties prenantes le plus tôt possible dans le projet, notamment via des espaces collaboratifs au sein des structures de soins. Dans le même état d’esprit se développent les living labs. Le ministère de la santé va créer une cartographie de ces derniers afin de rendre l’offre plus lisible et de favoriser une synergie entre ces structures.

A propos de Tiphaine D.

Étudiante en Master 2 Gestion et droit de l'économie numérique.

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