DoNotPay : l’intelligence artificielle au service des automobilistes

Email this to someoneTweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedIn

A l’instar de ses congénères, Ross ou Peter, DoNotpay est un « avocat virtuel ». En un an, DoNotPay a annulé plus de 160 000 procès verbaux de stationnement britanniques et new-yorkais. Des amendes représentant un montant de quatre millions de dollars. 

Réalisation des contestations. Créé par un étudiant de l’Université de Stanford, Joshua Browder, DoNotPay est un robot doté d’une intelligence artificielle fonctionnant grâce à un logiciel qui permet de réaliser une contestation par courrier de son procès verbal de stationnement. Depuis son lancement en septembre 2015, le robot aurait eu gain de cause dans 64% des cas.

Un fonctionnement simple. L’automobiliste se connecte sur la plate-forme, et répond à des questions. Avec les réponses données, DoNotPay calcule s’il y a lieu ou non de contester la contravention. Si le robot ne peut pas répondre, il propose alors à l’automobiliste des phrases qu’il peut utiliser pour sa contestation, ou bien la possibilité de contacter son créateur. Ainsi, Joshua Browder peut améliorer et nourrir le logiciel avec de nouvelles solutions.

Élargissement de ses compétences. Au regard du succès rencontré, Joshua Browder a élargi les compétences de son robot. Aujourd’hui, DoNotPay répond aux questions concernant les procès verbaux de stationnement, les réclamations aux assurances de protection de paiement et les demandes de compensation en cas de retard de train ou de vol.

La plate-forme n’est disponible pour l’instant qu’en Grande-Bretagne et à New York, mais elle devrait être ouverte à Seattle pour cet automne.

Questionnement. De manière générale, il est possible de s’interroger sur la qualité du travail des robots avocats. L’intelligence artificiel peut-elle réellement remplacer l’humain lorsque l’on sait qu’en matière juridique, chaque cas présenté est différent, et que la définition de la bonne question juridique n’est pas si évidente ? La bonne réponse adaptée au cas dépend de la question juridique posée. S’il s’agit bien de la bonne. Un robot peut-il prendre en compte tous les facteurs d’une situation pour arriver à donner la bonne réponse. Bien entendu dans le cas de DoNotPay, les questions traitées restent simples. Mais d’autres robots avocats sont amenés à traiter des questions bien plus complexes.

A propos de Cécilia G.

Email this to someoneTweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Share on LinkedIn

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *