Téléphoner avec son doigt, l’audacieux pari d’Innomdle Lab

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Financé sur la plateforme « Kickstarter » et conçu par « Innomdle Lab », start-up coréenne, le projet intitulé « Sgnl » se veut une révolution d’ampleur dans nos pratiques communicationnelles.

Le principe est présenté comme simple. En effet, au conduit auditif se substitue les os de la main et du crâne pour faire passer le son : c’est ce qu’on appelle la « conduction osseuse ». Via un bracelet connecté et équipé du module BCU (Body Conduction Unit), toute personne pourrait passer désormais un coup de fil doigt à travers le monde.

Parmi les points positifs, il y a celui de sa compatibilité avec de nombreux supports, à savoir de la montre classique à celle connectée (AppleWatch, Gear etc.) ou, plus directement, de son port comme bracelet. Autres éléments, la discrétion des appels vis-à-vis des oreilles indiscrètes, mais aussi la fiabilité et la clarté du son même dans un environnement bruyant.

Les concepteurs ont par ailleurs ajouté un programme de suivi des activités et de la santé du porteur. Enfin, le SGNL bénéficie d’une protection IP56 (soit une protection contre la poussière et les forts jets d’eau) et d’une autonomie de 4 heures de conversation ou une semaine en veille pour un temps de rechargement de 1 heure.

À l’inverse, des questionnements demeurent. Si la qualité du son est soulignée pour les conversations, elle se révèle plus fragile pour ce qui est des musiques. Mais surtout, la perception sociale des utilisateurs et son usage dans des cadres spécifiques (professionnels, examens académiques etc.) peut constituer un frein à l’expansion commerciale du SGNL.

Le montant de la levée de fond fixé par ses concepteurs était de 50 000 dollars. À ce jour, ce chiffre monte à 1 470 000, signe d’un engouement de la part des amateurs de nouvelles technologies pour le projet.

Révolution dans le monde des objets connectés ou futur échec industriel ? Rendez-vous prévu en février 2017 pour le savoir.

A propos de Sélim-Alexandre ARRAD

Étudiant au sein du Master 2 – Droit de l’économie numérique, je suis juriste et politiste de formation. Mes centres d’intérêt recouvrent naturellement les domaines du numérique et des nouvelles technologies et en particulier les champs propres à la robotique, l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la cryptologie dont les effets sur nos sociétés poussent à un constant renouvellement des rapports sociaux, juridiques, économiques et environnementaux chez les individus.

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