Le marché du e-commerce Chinois explose et s’ouvre à l’étranger

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La Chine est depuis 2013 le plus grand marché du E-commerce en termes de transaction ; et il ne semble pas prêt de perdre son titre puisque 589 milliards de dollars ont été dépensés en ligne par les 413 millions de cyberacheteurs chinois[1], soit une augmentation de 33,3% par rapport à 2014.

Ces chiffres vertigineux ne manquent pas de susciter un vif intérêt chez les investisseurs du monde entier. La question qui se pose alors est celle de la pénétration de ce marché et l’opportunité de celle-ci.

China e-commerce flag

Un contexte propice

Le marché chinois est en effet réputé pour sa complexité. Celle-ci s’explique notamment par le contexte dans lequel il s’inscrit:

L’économie chinoise a connu un développement spectaculaire mais tardif avec la transformation de l’économie chinoise, planifiée de type soviétique, à une « économie de marché socialiste » au début des années 1990. Cette ouverture au libéralisme mondialisée a permis de voir pleuvoir les investissements étrangers, qui ont poussé le pays à une modernisation importante et à un développement de ses infrastructures de communication. Le climat s’est alors montré propice à l’arrivée des nouvelles technologies de l’information et à l’émergence d’une classe moyenne qui a rendu possible la généralisation de leur usage. De plus, l’arrivée tardive d’Internet en Chine a été l’occasion pour la Chine de se doter d’un réseau de télécommunication à la pointe technologiquement, avec un débit Internet plus important que dans certains pays développés comme la France. Le pays s’est également doté d’un réseau 4G puissant aussi bien dans les métropoles surpeuplées que dans les zones rurales, permettant l’explosion des usages de l’Internet mobile.

 

Une pénétration fulgurante et durable

Dans ce contexte, on ne s’étonnera pas face au développement fulgurant du e-commerce en Chine, qui s’inscrit de plus en plus dans les habitudes de consommation des chinois. Il faut dire qu’il correspond à un véritable besoin des chinois : qu’ils habitent les campagnes isolées ou les centres villes congestionnés par la surpopulation, ils apprécient unanimement de recevoir à leur domicile les commandes passées depuis leurs smartphones.

Rien ne semble donc pouvoir stopper le développement du e-commerce en Chine, et surtout pas l’administration, qui y voit un moyen de doper le commerce intérieur du pays. En effet, la majeure partie de la production chinoise est aujourd’hui destinée à l’exportation, et le commerce en ligne est perçu comme une opportunité de promouvoir ces produits auprès des consommateurs chinois, notamment au travers des marketplaces locales qui constituent le lieu privilégié du e-commerce.

 

Un Marché qui semble s’ouvrir vers l’extérieur

Pourtant une tendance inverse semble se dessiner : Suite à plusieurs scandales liés à la sécurité alimentaire, une certaine méfiance à l’égard du Made in China s’est installée. En parallèle, l’appétit des consommateurs chinois (disposant d’un certain pouvoir d’achat) pour les produits étrangers ne cesse de grandir. Ces produits sont pour eux synonymes de qualité et donc de confiance. Une aubaine pour le commerce en ligne qui apparait comme l’accès privilégié des consommateurs chinois aux marchandises Européennes, Américaines, Australiennes, Japonaises etc.

En quelques années, les marques étrangères souhaitant proposer leur marchandise sur le marché chinois ont vu tous les voyants passer au vert. Toute une économie n’a pas tardé à se former, laissant apparaitre de nouveaux acteurs, et obligeant ceux déjà existants à s’adapter pour répondre à l’intérêt que manifestent les entreprises pour le marché chinois, très concurrentiel mais avec un potentiel économique énorme.

Ces acteurs auront notamment pour tâche de guider et surtout de rassurer les entreprises étrangères qui désirent pénétrer le marché chinois, dont les nombreuses spécificités peuvent apparaitre inquiétantes au premier abord.

[1] Chiffres CNNIC du 23 juillet 2015

 

AntIMGP9119oine CONAN

Etudiant en M2 Droit de l’Economie Numérique à l’Université de Strasbourg.
Passionné par les nouvelles technologies et les problématiques qu’elles engendrent, notamment celles touchant à la propriété intellectuelle et aux données personnelles. Je porte également un vif intérêt à l’actualité web et vidéoludique.
Curieux de tout, je m’intéresse à l’art sous toutes ses formes et pratique la photographie en amateur.

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