La nouvelle société numérique

Le rapport des individus aux médias s’est inversé. Au départ, les médias entretenaient une relation unilatérale avec les individus et ces derniers n’étaient pas connectés entre eux. Les individus étaient les récepteurs de contenus. Aujourd’hui, chaque individu est également un potentiel contributeur de l’information. Internet et le web social lui ont offert des moyens nouveaux de diffuser dans le monde entier des contenus. À la fois émetteur et récepteur de contenus, les individus sont interconnectés entre eux.

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Source : lereseau.ch

Avec cette révolution numérique, les médias traditionnels sont confrontés à des nouvelles plateformes, c’est le cas pour la télévision, la presse et même le bouche à oreille. Les échanges s’accélèrent et l’instantanéité devient un principe clé. Ces nouveaux médias connectent les individus entre eux et les portent d’une logique locale à une logique mondiale.

La société numérique offre aux individus, par le biais de l’interconnexion des personnes et des marques en ligne, de nouveaux usages. Ces nouveaux services n’ont pas que renforcé le lien entre les individus et les marques, ils ont aussi renforcé le lien des individus entre eux : c’est le C-to-C.

Ces “usages en collectifs“ mettent en exergue l’utilisation des capacités surnuméraires (superflus) et remettent en perspective la dimension du “j’utilise/je possède“.

Les nouvelles technologies et les nouveaux services permettent de produire un volume important de données et d’en assurer le traitement. Le croisement de plusieurs données entre elles créent une donnée plus riche. L’exploitation de ces nouvelles données améliore notamment la connaissance client des entreprises et permet potentiellement de pousser le bon produit à la bonne personne.

Les données de l’entreprise peuvent prendre aussi une valeur nouvelle dans une démarche d’innovation ouverte. L’ouverture de ces jeux de données permet d’offrir une information plus concrète sur une ville, un territoire ou une organisation. La donnée devient alors source de création de valeurs et ouvre la voie vers de nouvelles applications et de nouveaux services (éviter de faire la queue, analyser ses pistes de dépenses, créer de nouvelles applications et de nouveaux services…).

Le commerce électronique est devenu le cœur central de l’activité des entreprises en B-to-C. La présence des marques sur la toile les a forcées à repenser leur rapport avec leurs consommateurs. Les points de vente changent et s’adaptent à de nouveaux usages. Les marques répondent à de nouvelles pensées : le Social, le Local et le Mobile.

La relation des marques à leurs clients a dû être repensée. Avant, l’individu ne pouvait pas interagir avec la marque, ni même avec les autres individus fidèles aux consommateurs d’une marque. Aujourd’hui, le rapport de force s’est inversé. La marque ne communique plus à une masse d’individus : elle étale un support individualisé avec chacun. L’entreprise doit déployer une culture destinée à viser le client pour le fidéliser à la marque.

Avec la multitude d’acteurs sur internet, de nouvelles logiques de concurrence sont apparues. Les marques sont confrontées à un problème du renouvellement, d’adaptation. Le numérique est autant une opportunité qu’un défi.

Ces nouvelles logiques de concurrence sont complexes. Prenons l’exemple d’Amazon qui vendait initialement des livres :

  • Amazon crée à la fois sa propre concurrence, en commercialisant sa liseuse électronique Kindle…
  • …et se positionne sur d’autres secteurs, par exemple les produits frais.

Amazon, qui était déficitaire de plusieurs milliards en 1999-2003, est aujourd’hui le premier cyber-marchant aux États-Unis et dans le monde.

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FEDILA Akila, étudiante en Master 2 Gestion et Droit de l’économie numérique parcours Commerce Electronique à l’université de Strasbourg

 

 

A propos de Akila Fedila

FEDILA Akila, étudiante en Master 2 Gestion et Droit de l'économie numérique parcours Commerce Electronique à l'université de Strasbourg

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2 réponses

  1. Laeticia dit :

    Plutôt intéressant, espérons juste que les données échangées seront plus en sécurité et qu’elles ne soient pas trop mises à nue sur le net. Le problème c’est d’avoir l’assurance que chacun des échanges est protégé et bien sauvegardé.

  2. REKKAS dit :

    il n’y a pas de bons ou mauvais médias, simplement des médias que l’on exploite en fonction d’objectifs différents. C’est réellement dans la complémentarité de ces médias, et des campagnes qui les exploiteront, que les annonceurs peuvent trouver des gains de performance.
    Encore faut-il réussir à trouver une solution à l’épineux problème de l’attribution… mais c’est un autre débat……

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