Après le Maroc, Skype, Viber et WhatsApp bientôt bannis en Algérie ?

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L’ARPT, l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications en Algérie, s’apprête à bannir les applications de voix sur IP VOoIP (Voice Over IP en anglais)  rapporte le site algérien  www.android-dz.com.

Facebook-Messenger-vs.-WhatsApp-Viber-and-Skype

source: http://www.product-reviews.net

Selon ce site, l’ARPT subit, depuis quelques mois, des pressions de la part des trois opérateurs de la téléphonie mobile afin de bloquer les applications Skype, WhatsApp, Viber et Facebook Messenger.

La raison de cette demande semble n’être motivée que par une volonté de ces opérateurs de protéger leurs intérêts financiers. En effet, depuis le lancement de la 3G fin 2013, les mobinautes algériens, dépassant les 10 millions abonnés, utilisent de plus en plus ces applications gratuites pour communiquer entre eux, ce qui a affecté directement les revenus de ces opérateurs téléphoniques.

La ministre de la Poste et des TIC, lors d’une émission télévisée, a nié la volonté de l’Etat de bloquer ces applications tout en appelant l’ARPT à prendre les mesures nécessaires pour bien déterminer la situation réglementaire de ces applications (vidéo en arabe).

Le Maroc a déjà passé à l’acte

Si en Algérie la situation n’est pas encore claire, au Maroc, les 3 opérateurs téléphoniques du royaume (Maroc Télécom, Meditel, Inwi) n’ont pas tardé à passer à l’acte : ils se sont mis d’accord pour bloquer les fonctions d’appels gratuits que proposent ces applications. Cette décision a été soutenue par l’ANRT, l’Agence Nationale de Règlementation des Télécommunications du Maroc. Dans un communiqué rendu public après cette polémique, elle a expliqué que le VoIP est un service de télécommunication comme tous les autres services de la téléphonie, et que « lesdits services ne peuvent être fournis que par les exploitants détenteurs de licences de télécommunications », alors que les appels gratuits par Internet ne remplissent pas toutes les conditions requises pour être en conformité avec la réglementation qui régie le secteurs des télécommunication au Maroc, ajoute l’ANRT dans son communiqué.

whatsApp bloqué au Maroc

source: http://www.huffpostmaghreb.com

Cette décision a suscité la colère des internautes marocains utilisant ces applications, plusieurs pétitions ont été lancées sur Internet, dont celle adressée à l’ANRT qui a déjà recueilli plus de 8500 signatures en deux semaines. Son lanceur reproche aux opérateurs téléphoniques le non-respect des conditions générales du contrat d’abonnement et les accuse de l’entente illégale.

En France, le conflit ARCEP-SKYPE continue

Ce n’est pas la première fois que les applications proposant des services de VOIP se trouvent devant une telle situation. En France, Skype est en conflit avec l’Autorité de Réglementation des Communications Electroniques et des Postes (ARCEP) depuis plusieurs années. Le gendarme des télécommunications veut obliger la filiale de Microsoft à se déclarer comme fournisseur des services de télécommunications électroniques et la soumettre aux mêmes obligations réglementaires que les autres opérateurs des télécommunications exerçant en France. Chose que refuse de faire Skype jusqu’à maintenant.

Les enjeux de ce conflit sont à la fois financiers et réglementaires. Une éventuelle reconnaissance de Skype comme fournisseur de service de communication électronique impliquerait le respect de certaines obligations réglementaires aux même titres que les autres acteurs des télécoms : à savoir l’obligation de participer au financement du service universel, l’acheminement gratuit des appels d’urgences, ou encore à « la mise en œuvre des moyens nécessaires à la réalisation des interceptions judiciaires », rappelait  l’ARCEP dans un communiqué publié en 2013. Autrement dit, les autorités pourraient à tout moment demander à Skype de mettre certains appels sur écoute.

Ces conflits que rencontrent les applications de service d’appels gratuits sur Internet avec les régulateurs des télécommunications pourraient rendre leur service payant.

 

Prise avec Lumia Selfie Merzak BENAISSI

Étudiant en Master 2 Commerce Électronique

Université de Strasbourg

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