« Instant Articles » de Facebook arrive en France: Le Parisien, premier média français à l’adopter

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Après les États-Unis, l’Angleterre et l’Allemagne, « Instant Articles », la nouvelle fonctionnalité de Facebook dédiée aux professionnels de la presse, débarque en France. Depuis mercredi dernier (25 novembre 2015), le Parisien est devenu le premier média français à expérimenter cette application. 20 Minutes et Les Échos rejoindront le service cette semaine et janvier 2016 respectivement.

INSTANT ARTICLES FACEBOOK

https://instantarticles.fb.com/

Une nouvelle révolution pour le secteur de la presse écrite

« Cette innovation nous apporte une visibilité accrue sur Facebook avec une mise en avant de notre marque. Mais aussi des statistiques et peut-être du trafic », a déclaré à l’AFP Guillaume Bournizien, le responsable du marketing digital du Parisien. Les lecteurs du journal de la capitale peuvent désormais lire jusqu’à cinq articles quotidiens en format Facebook, mais seulement sur des terminaux Apple. Les utilisateurs d’Android doivent attendre quelques semaines avant que ce service ne soit disponible sur leurs smartphones.

Le nouveau programme de Facebook promet d’améliorer l’expérience utilisateur et d’optimiser la publication et la lecture des articles sur tablettes et smartphones, en permettant un chargement plus rapide du contenu et une ergonomie plus adaptée. Les internautes ne seront plus obligés de quitter le réseau social pour continuer la lecture des articles qui les intéressent, ce qui va permettre à Facebook de les garder le plus longtemps possible sur sa plateforme.  « Lire un article sur mobile prend du temps avec un chargement de plusieurs dizaines de secondes. Les lecteurs en consomment donc moins. Nous mettons sur la table notre expérience des applications mobiles », explique Michael Reckhow, le chef produit d’Instant Articles chez Facebook.

Facebook propose aux éditeur plusieurs services pour améliorer la mise en forme de leurs contenus publiés au format “Instant Articles”,  comme des cartes interactives, des photos au format adapté, ou encore donner la possibilité aux lecteurs de poster des commentaires sur un extrait d’article.

On peut distinguer les articles publiés au format « Instant Articles » par une petite icône en forme d’éclair.

Les premiers articles de Le Parisien au format Facebook / http://www.zdnet.fr

La publicité, le sujet qui fâche

Le nouveau service de Facebook est loin d’être adopté par la majorité des éditeurs de la presse écrite : plusieurs médias de renom ont refusé jusqu’à maintenant de rejoindre cette aventure, notamment le Wall Street Journal aux États-Unis. En France, Le Monde, Libération et Le Figaro ne veulent toujours pas sauter le pas. Les dirigeants du Monde disent que ce service va à l’encontre de leur stratégie qui est de garder l’internaute sur leur site web. Or, si l’article est publié au format Facebook, le journal perd une grande partie de ses lecteurs au profit de Facebook.

Vous l’aurez bien compris, tout tourne autour de l’audience. En effet, les éditeurs craignent la baisse de l’audience de leurs sites web, ce qui va affecter directement leurs revenus publicitaires. Pour les rassurer, Facebook donne le choix aux éditeurs soit de placer leurs propres publicités dans l’espace dédié et de garder 100 % des revenus générés, soit de le laisser s’en charger, mais dans ce cas, l’éditeur ne touchera que 70 % des revenus. Le réseau social autorise aussi aux auditeurs de récupérer et d’exploiter les données et les habitudes de leurs lecteurs sur Facebook, ce qui est pourrait être très bénéfique à l’ère de business des données et de la publicité ciblée.

Mais malgré ces offres de Facebook, certains de ses partenaires aux États-Unis (le Washington Post et le New York Times) ont reconnu qu’ils tirent moins de revenu par article sur Facebook que sur leurs propres sites web. Il faut souligner ici que Facebook applique des règles très strictes concernant la publicité sur son nouveau service : pour un article de 500 mots, les médias ne peuvent pas afficher plus d’une seule bannière publicitaire, alors que sur leurs propres sites, ils étaient libres d’afficher autant de bannières qu’ils voulaient.

« Instant Articles », la nouvelle bataille pour les géants du net

A l’ère des smartphones, des tablettes et des objets connectés, le secteur de la presse écrite s’apprête à prendre un nouveau tournant stratégique après celui de la digitalisation.Le grand enjeux pour les éditeurs de la presses  aujourd’hui c’est de créer de nouveaux business modèles pour mieux s’adapter à ces évolutions technologiques.

Un enjeux que les géants du net l’on bien compris et ils essayent de  proposer leurs services. Après « Instant Articles » de Facebook et « Apple News » d’Apple, c’est Google qui vient de dévoiler son projet AMP, « Accelerated Mobile Pages » en partenariat avec Twitter. Le but reste le même : rendre plus agréable l’expérience utilisateur du mobinaute, en affichant les pages plus rapidement sur les terminaux mobiles.

Ce projet de Google et Twitter sera en open source, contrairement à celui de Facebook. Une autre différence : le contenu publié ne sera pas hébergé sur les plateformes des deux firmes (Google et Twitter). C’est une manière de rassurer les éditeurs qui auront la main sur les annonces publicitaires, et de pouvoir convaincre le maximum d’entre-eux à adopté leur outil. Plusieurs médias ont déjà adhéré à ce projet, même si sa mise en place va prendre un peu de temps.

L’autre enjeu crucial des éditeurs sera ainsi de garder une certaine indépendance vis-à-vis de ces géants du net. Certains médias essayent de diffuser le maximum de leur contenu sur un maximum de réseaux sociaux et de moteurs de recherche différents.

Merzak BENAISSI

Étudiant en Master 2 Commerce Électronique

Université de Strasbourg

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1 réponse

  1. Julien dit :

    Instant Articles change la donne… Certes, une perte de revenus publicitaires est à prévoir mais cette fonctionnalité va sans doute augmenter le nombre de lecteurs. C’est ensuite aux éditeurs d’attirer ces lecteurs supplémentaires sur le site…

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