Le modèle économique des réseaux sociaux est-il viable ?

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Les résultats semestriels des réseaux sociaux cotés en bourses viennent de tomber et surprise : excepté Facebook, les autres entreprises telles que Google, Twitter ou LinkedIn peinent à satisfaire les investisseurs. Analyse d’un succès basé sur la diversification.

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 Les chiffres semestriels des entreprises cotées en bourses viennent de tomber à Wall Street et beaucoup de regards se tournent vers les géants des réseaux sociaux et du web en général. Si l’observateur moyen peut avoir à penser que les entreprises comme Facebook, Twitter, Google ou Yahoo ravissent leurs investisseurs, ils se sont rendu compte que ce n’était pas le cas. En effet, seuls Facebook et Google parmi ses acteurs du web parviennent à tirer leur épingle du jeu.

En comparaison avec les chiffres de la même période de l’année dernière, l’entreprise de Mark Zuckerberg présente d’excellents résultats : Des indicateurs presque tous positifs, avec un chiffre d’affaires étant passé de 2,91 milliards à 4,04 milliards de dollars! Le seul bémol est un bénéfice net ne suivant pas la même allure que les autres indicateurs, se tassant de 791 millions de dollars à un « petit » 719 millions de dollars. L’entreprise possède un taux de pénétration très important, avec près de 20 % de la population mondiale qui utilise ce service. Elle poursuit ce développement en Asie et dans les pays émergents tandis que les Etats Unis et l’Europe occidentale contribuent en grande parties aux recettes du réseau social le plus important de la planète.

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Google ne connait pas d’aussi bons résultats que Facebook, même si sa valorisation boursière est toujours aussi importante : 443 milliards de dollars, soit environ 200 milliards de plus que le réseau social (263 milliards). Cependant, bien que la plupart des indicateurs soient au vert, Google doit faire face à un marché de la publicité qui tarde à retrouver du dynamisme. La diminution de 11% du coût par clic en un an en est le parfait exemple. L’entreprise arrive cependant à faire face à cette situation grâce à la diversité de ses activités, avec notamment le site YouTube qui continue à générer d’importants revenus publicitaires pour le groupe.

Car là est peut-être la clé de la réussite économique de Facebook et Google : l’anticipation et la diversification. Par le rachat d’Instagram pour 747 millions de dollars mais aussi de WhatsApp pour 19 milliards de dollars, le réseau social s’est assuré une diversité de ses revenus mais aussi une élimination de la concurrence : En effet, en rachetant l’application de messagerie pour une somme record, Facebook a éliminé le principal concurrent de son application Messenger. Le rachat de l’application de photo Instagram n’a pas le même but. Ce nouveau support lui permet de diversifier ses sources de revenus : 595 millions de dollars de revenus publicitaires générés par Instagram, soit 3,7% des recettes du groupe.

Les entreprises comme Twitter, LinkedIn et Yahoo ne présentent pas la même stratégie d’anticipation. La marque à l’oiseau bleu voit ses concurrents prendre de plus en plus d’importance. Le tweet fait face aux Snap ou aux Vines. Ces services, proposés respectivement par les applications Snapchat et Vines, sont des courtes vidéos ou photos d’une durée de vie très courte.

Twitter ainsi que LinkedIn joue actuellement sur deux fronts avec des investissements important plombant leur résultat tout en essayant de contenir l’émergence de nouveaux acteurs ayant beaucoup d’ambition.

C’est le cas de Snapchat, qui a fait évoluer son application dans le but de la monétiser le plus possible. Ainsi, les photos ou images ne durant que 10 secondes peuvent être répertoriées dans des « Stories » où celles-ci sont disponibles 24h. L’entreprise a pour projet de proposer aux publicitaires de figurer parmi les « stories » des utilisateurs. Ainsi, les marques seront présentes dans le smartphone de ces derniers. Idée très astucieuse pour un concurrent de Twitter qui devrait entrer en bourse très prochainement avec un modèle économique basé sur la publicité semblant solide… Jusqu’au prochain concurrent ayant la bonne idée ?

 

Julien FERMAUD
Promotion 2015 du master 2 Commerce électronique de Strasbourg.
Suite à une licence AES à l’université de Montpellier, il s’est orienté vers une carrière tournée vers le commerce en intégrant le M1 Marketing/Vente de Montpellier
Afin de se donner toutes les chances de réussir et de concilier sa passion et son orientation professionnelle, il entre en 2014 en Master 2 commerce électronique, qui est pour lui le secteur porteur par excellence. Son but à terme étant de créer sa propre entreprise de e-commerce

 

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