Le testament numérique

Utiliser les réseaux sociaux pendant que nous sommes en vie, cela est devenu une habitude pour beaucoup de personnes. Mais que se passe-t-il lorsque le propriétaire d’un compte décède ? Question nécessaire sur laquelle s’est penchée Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du numérique, et l’entreprise Facebook.

Facebook, Twitter, Youtube, LinkedIn … autant de services numériques permettant de partager des moments de notre vie plus ou moins légers. Des événements que l’utilisateur a envie de communiquer au monde entier en le partageant sur son mur Facebook, ou une pensée à l’instant T tweetée, ou bien encore un mail personnel envoyé via un service de messagerie… Tout se retrouve sur les comptes des utilisateurs de ces réseaux sociaux. Un peu comme dans la « vraie vie », un coffre-fort contenant l’ensemble des messages échangés, des photos prises, des pensées qu’une personne peut avoir tout au long de sa vie. Un compte sur un réseau social peut donc être apparenté à un journal intime 2.0, un endroit renfermant les joies partagées et les secrets gardés entre proches.

Cette utilisation des réseaux sociaux a séduit, et séduit encore. Parfois stimulée par un besoin de notoriété, d’appartenance sociale, voire de lien social. Internet peut être un moyen de laisser une trace numérique qui nous survive.

Seulement voilà, selon Entrusted, 3 personnes inscrites sur Facebook meurent chaque minute. Le géant dénombre donc plus de 4300 membres nouvellement décédées chaque jour. Qui peut s’occuper de ces comptes? Les algorithmes des réseaux sociaux ne peuvent pas savoir que le propriétaire du compte en question n’est plus, et donc le compte continue de fonctionner normalement, avec son lot de situations embarrassantes comme par exemple un rappel d’anniversaire souhaité par les personnes n’étant pas au courant de la triste nouvelle.

Pour pallier à ces situations, le réseau social de Mark Zuckerberg a mis en place un système de « legs » de compte. D’abord accessible aux internautes nord-américains mais maintenant aussi aux européens. Pour ce faire, il suffit à l’utilisateur d’accéder aux paramètres de son compte, puis de se rendre dans l’onglet sécurité pour retrouver cette option :

Article testament numérique JF

Le contact légataire, ou la personne qui gérera la page posthume du défunt.

Une sorte de page « hommage », un « mausolée digital » selon Stéphane dans Libération. Il existe aussi l’option demandant la suppression du compte aussitôt que Facebook apprendra le décès. Par ce biais, Facebook répond à une problématique réelle.

Le gouvernement, par l’intermédiaire d’Axelle Lemaire, a annoncé que cette question du testament numérique serait abordée dans son nouveau projet de loi. Dans le but de régler la question de la personne pouvant accéder aux données numériques du défunt. Cependant, le sujet soulève beaucoup d’interrogations de compatibilité avec la Loi Informatique et Liberté, qui protège les données personnelles des individus, même disparus. Des questions auxquelles devra répondre le législateur pour sortir d’une situation embarrassante.

Pour plus d’informations cliquer ici.

 

Julien FERMAUD
Promotion 2015 du master 2 Commerce électronique de Strasbourg.
Suite à une licence AES à l’université de Montpellier, il s’est orienté vers une carrière tournée vers le commerce en intégrant le M1 Marketing/Vente de Montpellier
Afin de se donner toutes les chances de réussir et de concilier sa passion et son orientation professionnelle, il entre en 2014 en Master 2 commerce électronique, qui est pour lui le secteur porteur par excellence. Son but à terme étant de créer sa propre entreprise de e-commerce

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