Les banques peuvent-elles être ubérisées ?

Internet bouscule les modèles économiques établis de longue date. L’utilisation massive de la consommation collaborative et le récent cas Uber en France le démontrent. Le monde de la finance n’est peut-être pas à l’abri de connaitre lui aussi son dossier Uber. Le schéma traditionnel financier se voit en effet menacé par la montée en puissance des start-up financières : les « Fintech ».

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Les fintech, pour Financial Technology, sont des start-up proposant des services financiers alternatifs aux banques. Elles mettent à disposition des solutions de financement comme le crowdfunding ou bien le prêt entre particulier, le paiement en ligne, l’échange de titres boursiers mais aussi l’informations sur les marchés en ligne.

Ces multiples services, qui empiètent sur les plates-bandes des banques traditionnelles, connaissent un succès grandissant, avec des investissements ayant triplés en 5 ans. Ces derniers sont passés d’une somme de 928 millions de dollars en 2009 à 2,97 milliards de dollars selon une étude publiée par Accenture. Cette dernière prévoit également des sommes atteignant jusqu’à 8 milliards de dollars à l’année 2018. « Au cours des trois dernières années, les investissements mondiaux dans les FinTech ont augmenté quatre fois plus vite que les investissements globaux dans le capital-risque » indique l’agence.

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Parmi ces entreprises, on retrouve des start up créées dans le but de proposer de nouveaux services aux consommateurs comme le Français Kiss Kiss Bank Bank, leader européen du Crowd-funding, mais aussi des développeurs d’applications comme Lydia, qui permet de rembourser immédiatement ses dettes à des amis ou un commerçant simplement en flashant un QR code.

On retrouve aussi des entreprises de grand nom tels que Orange avec son offre Orange Money, qui développe en Afrique, continent très peu bancarisé, mais aussi Paypal qui s’est affranchi d’Ebay pour se consacrer pleinement au paiement en ligne. Nous pouvons également citer Apple parmi celles-ci.

En effet, bien que la marque à la pomme n’ait pas (pour le moment) son propre service de paiement, elle dispose de plus de 800 millions de comptes Itunes, avec autant d’informations renseignées. Par le fait d’incorporer des cartes SIM Apple dans ses nouveaux Ipad et ainsi de proposer l’achat des minutes de communication ou des données directement aux opérateurs, la marque s’octroie une fonction des acteurs de la téléphonie. Il pourrait très bien en être autant avec les acteurs du système bancaire, cependant, les fintech ont tendance à travailler avec les banques pour continuer leur développement.

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Les gros acteurs du marché comme Paypal, Orange ou bien Apple ne s’attaque pas directement aux banques. Elles travaillent avec elles dans le but de développer un service plus poussé. Elles complètent les offres bancaires plutôt que de les substituer. C’est pour cela que des banque comme Barclay’s, ou la banque postale investissent dans des start up, car elles voient en elles plus une opportunité qu’une menace… ou bien préfèrent contrôler cette menace.

En effet, des jeunes entreprises, incubées dans les grandes capitales européennes comme Londres et maintenant Paris, empiètent elles sur les plates-bandes des banques comme le compte Nickel, qui offre un « compte bancaire » mais sans banque ! Si on ajoute au fait que certaines entreprises n’hésitent pas à attaquer de front les banques au fait que le ministre Français de l’économie, pourtant ex-employé de banque, Emmanuel Macron a annoncé vouloir légiférer pour permettre à ces nouvelles entreprises de se développer un maximum en France (dans le but de devenir un acteur majeur de ce secteur extrêmement porteur), il est facile de penser que les banques peuvent avoir quelques soucis à se faire dans les années qui viennent…

 

Julien FERMAUD
Promotion 2015 du master 2 Commerce électronique de Strasbourg.
Suite à une licence AES à l’université de Montpellier, il s’est orienté vers une carrière tournée vers le commerce en intégrant le M1 Marketing/Vente de Montpellier
Afin de se donner toutes les chances de réussir et de concilier sa passion et son orientation professionnelle, il entre en 2014 en Master 2 commerce électronique, qui est pour lui le secteur porteur par excellence. Son but à terme étant de créer sa propre entreprise de e-commerce

 

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