Le nouvel assistant personnel de Facebook risque de faire mal à la concurrence

Facebook se lance enfin sur le marché de l’assistant personnel numérique et compte frapper fort. Comment compte t’il s’imposer ?

Logo

Sur le marché des assistants personnels numériques, il ne manque pas grand monde parmi les grands noms : Apple a lancé Siri sur l’IOS6 à l’automne 2012, Google a lancé Google now sous Android et ce fut enfin au tour de Microsoft de mettre sur le marché son propre assistant personnel, via Cortana sur Windows 10.

La particularité de Cortana, le petit nouveau de Microsoft, paru en même temps que Windows 10, est qu’elle ne compte pas se limiter aux seuls Windows phones qui n’occupent qu’une très faible part du marché (2,7% début 2015) en comparaison avec IOS (18,3%) mais surtout par rapport à Android qui équipe pratiquement 8 téléphone sur 10 vendus en 2015 (78%).

Microsoft a décidé de tenter de bousculer Android et donc Google sur son marché domestique en proposant une version de Cortana sur le Play store, la place d’achat d’applications de d’Android. L’entreprise de Redmond s’ouvre ainsi un marché colossal pour développer son assistant personnel.

Coïncidence ou non, le grand absent de cet affrontement entre assistants personnel, Facebook, décide de se lancer lui aussi sur ce marché. L’entreprise de Marc Zuckerberg a annoncé l’arrivée prochaine de « M », pour le moment en test auprès des utilisateurs du réseau social dans la région de Chicago. Pour entrer sur le marché, Facebook ne manque pas d’arguments et compte se poser comme un concurrent sérieux pour la lutte aux parts de marché.

Le principe de M sera le même que celui des autres assistants personnel. L’utilisateur peut faire des requêtes orales à son smartphone pour que celui-ci fasse l’action à la place de l’utilisateur. Par exemple, le propriétaire peut demander « Quel temps fera-t-il demain ? » et le téléphone lui répondra en lui affichant la météo du lendemain et en lui « parlant ».

Ces réponses sont basées sur des algorithmes. Un des grands éléments différenciant de M est qu’en plus de reposer sur un système d’algorithmes, la machine sera suppléée par l’humain qui aura pour mission de faire en sorte que la réponse soit personnalisée et soit conforme aux attentes de l’utilisateur. Ainsi, l’application pourra répondre à des questions plus complexes comme : « Mes amis ont eu un bébé ! Pouvez-vous m’aider à trouver un bon cadeau ? Ils ont déjà eu des vêtements et des jouets ». L’assistant « M » fera alors le travail à la place de l’utilisateur et proposera des chaussures avec un lien pour les acheter. Via cette application, ce dernier pourra également effectuer des achats sur demande ou bien réserver un restaurant.

L’entreprise présente M comme une extension de Messenger, la deuxième application de messagerie instantanée la plus utilisée derrière Whatsapp avec 700 millions d’utilisateurs uniques mensuels (Statistica). Cette action peut être comparable à celle de Microsoft piétinant sur le marché de Google. Cependant, Facebook frappe encore plus fort en s’incrustant aussi sur le marché réservé d’Apple.

Il sera intéressant de voir quelle sera la réaction de la marque à la pomme vis-à-vis de cette extension de Messenger.

Par le lancement de cette mise à jour de Messenger, Facebook fait d’une pierre deux coups. En effet, elle permet à son assistant personnel de bénéficier d’un taux de pénétration extrêmement élevé et donc s’assure une audience conséquente. Mais ce n’est pas le seul but de l’entreprise. En effet, Facebook promettait à ses actionnaires la monétisation de son service de messagerie instantanée. Et ce n’est pas par hasard que si le nouveau responsable des activités de messagerie chez Facebook se nomme David Marcus, le Français anciennement dirigeant de PayPal. Car en proposant à l’utilisateur des liens d’achats pour les produits qu’il recherche, « M » se place en intermédiaire entre le commerçant et le client final, statut dont saura sans aucun doute bénéficier le géant des réseaux sociaux.

Pour plus d’informations, cliquer ici, ici, ici et ici.

 

Julien FERMAUD
Promotion 2015 du master 2 Commerce électronique de Strasbourg.
Suite à une licence AES à l’université de Montpellier, il s’est orienté vers une carrière tournée vers le commerce en intégrant le M1 Marketing/Vente de Montpellier
Afin de se donner toutes les chances de réussir et de concilier sa passion et son orientation professionnelle, il entre en 2014 en Master 2 commerce électronique, qui est pour lui le secteur porteur par excellence. Son but à terme étant de créer sa propre entreprise de e-commerce

 

 

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.