Ethique et robotique

La robotique, représente une branche des nouvelles technologies en lien avec le numérique, connaissant elle aussi une croissance exponentielle depuis plusieurs années. La robotique permet de déléguer des tâches à des machines autonomes possédant parfois des intelligences artificielles. La recherche doit donc définir les axes éthiques à suivre dans le domaine.

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L’éthique de la recherche dans le domaine de la robotique devient un enjeu incontournable du fait de l’avancée des technologies. En effet, de nombreuses applications robotiques visent à rapprocher le robot au plus près de l’humain et à lui donner la même autonomie ou logique. D’autre part certaines applications médicales peuvent compromettre l’intégrité humaine.

Plus précisément, trois domaines de la robotique peuvent entraîner des dilemmes éthiques :

  • Le robot d’aide à la personne
  • Le robot d’usage médical
  • L’androïde

Les robots d’aide à la personne, représentent l’ensemble des machines permettant d’assister les personnes dans les tâches quotidiennes. Ils sont le plus souvent utilisés dans le cadre de l’aide au maintien des personnes âgées à domicile ou dans les maisons de retraite et EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) en vue de maintenir une forme de lien social. On trouve dans cette catégorie les robots parlants, fournissant une présence mais aussi les robots d’assistance permettant le levage et le déplacement de la personne âgée ou les robots d’agrément comme NAO ou PARO.

Malgré leur utilité certaine de nombreuses questions éthiques se posent ici. Par exemple, quelles informations et données personnelles seront collectées par les capteurs de ces objets ? Sera-t-il possible de couper facilement les capteurs d’informations ?

L’ensemble de ces questions restent actuellement sans réponses, et les chercheurs du milieu ne tendent pas à creuser ces questions. Dans ce domaine la question juridique de la protection de la vie privée reste l’enjeu majeur mais n’est pas forcément comprise et considérée.

L’usage du robot peut aussi poser des problèmes en rapport avec la vie des gens. En effet dans le domaine médical, de nombreuses applications robotiques ont vu le jour. Il existe de plus en plus d’appareils endoscopiques, télémanipulateurs, robots-injecteurs mais aussi des prothèses et organes artificiels. Ces mécaniques de plus en plus utilisées éloignent peu à peu le médecin de son patient. Le professionnel de santé pourra potentiellement se sentir délié de sa responsabilité du fait de l’intermédiation de la machine. Il ne faut pas perdre de vue qu’il reste tout de même dans le domaine médical, une forte mainmise de l’homme sur la machine. Il en reste le conducteur et veillera au bon déroulement des interventions.

Dans le cadre des prothèses et organes artificiels, ils peuvent être bioniques, c’est-à-dire, que la prothèse ou l’organe sera nerveusement relié au corps humain. Le fonctionnement de l’outil artificiel se fera donc par impulsion électrique humaine tout comme n’importe quel membre ou organe tissulaire. D’un point de vue éthique, la mise en place de prothèses de ce type permet de démultiplier les capacités humaines (par exemple, la pose d’une prothèse de bras bionique, donnera un bras plus puissant qu’un membre naturel). Il ne faut donc pas qu’une telle technologie perde de vue son côté pratique et curatif. Elle ne devra pas être utilisée en vue de démultiplier les capacités humaines.

Enfin, les robots androïdes se développent par défi technologique et pour leur aspect ludique. Avec le développement des cyberskins, des modélisations 3D, ils ont actuellement des visages similaires aux faciès humains. Certaines réalisations permettent même la confusion entre humain et humanoïdes. La confusion entre l’univers synthétique et naturel peut aussi poser de larges problèmes éthiques. Les robots pourront à l’insu de leur interlocuteur, capter des informations les enregistrer et les compiler. On peut voir aussi des débordements plus déviants au Japon par exemple ou un scientifique a conçu sa réplique propre et le présente comme son jumeau. Plusieurs cas de demande de mariage avec de telles machines ont pu être recensés.

En vue de limiter de tels débordement, l’Allistene (l’alliance des sciences et technologies du numérique) a défini une charte éthique encadrant la recherche dans le secteur. Une attention toute particulière est donc à apporter à ce secteur proche de l’humain.

 

MSbyNB

Maxime SALAUN
Étudiant en M2 Droit des nouvelles technologies à l’Université de Strasbourg, je suis en attente perpétuelle des innovations aux services de l’Humain et contribuant à l’évolution raisonnée

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