Le numérique au service de la médecine : quelle valeur ajoutée ?

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Tant d’un point de vue altruiste que lucratif, de nombreuses entreprises ou partenariats public-privé on fait avancer la pénétration du numérique dans le domaine médical. L’article suivant aura pour but de mettre en valeur les dernières avancées technologiques dans ce champ de recherche…

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En 2001, la première opération chirurgicale à distance est réalisée par le professeur J. MARESCAUX. Depuis les avancées en la matière ont été plus que rapides. Celles-ci ont été réalisés tant pour les soigneurs opérants directement la personne (outils opératoires) que pour les actes préparatoires à l’intervention (analyse médicales, imagerie…). Par la suite, l’imprimante 3D (Cf. Article : L’imprimante 3D au service de la médecine) permis elle aussi d’affiner les soins prodigués aux patients.

Plus actuel encore, de nombreux artifices ont été mis en œuvre dans le cadre médical dans le but d’aller toujours plus avant dans les soins à la personne. Deux évolutions majeures sont notables, l’utilisation de modèles 3D virtuels couplés à des supports tactiles ainsi que l’utilisation de la réalité augmentée.

N’étant pas en soi une invention dédiée à la médecine, la tablette tactile est devenu un outil au service du professionnel de santé. Il résulte de son utilisation un gain de temps dans la restitution des informations des patients. Au sein du bloc opératoire elle permet de visualiser une modélisation 3D du patient. Cette image 3D est réalisée à partir d’une compilation d’images médicales classiques (radiographies, IRM, scanners, échographies…). Il en résulte, une visualisation des couches successives de l’anatomie du patient. Loin d’être un gadget un tel procédé permet par exemple de déterminer les points d’attache des tumeurs, de choisir un angle d’approche optimisé pour les opérations endoscopique, coelioscopique ou laparoscopique.

L’utilisation du modèle 3D permet aux médecins de définir par avance un protocole médical. Le modèle permet aussi de faciliter l’intervention en fournissant une image mobile (sur la tablette) pour prendre les décisions optimales avant et pendant l’opération. De tels outils ont permis sur certains cas cliniques de réduire par 6 le temps d’opération. L’utilisation de tels procédés favorise l’opérabilité de certains patients et peuvent augmenter de 50% les chances de survie.

Seule ombre au tableau, la tablette tactile devra être stérile. De ce fait l’utilisation de films protecteurs garantit sa propreté. Des spécialistes mettent cependant au point des écrans virtuels haute définition. Ces écrans restent très chers mais fournissent une solution au risque bactériologique.

La réalité augmentée, par l’intermédiaire de lunettes 3D haute définition vont aussi favoriser la précision des interventions. Par l’intermédiaire des modélisations 3D programmées au préalable, les lunettes pourront placer des aplats de couleurs sur les zones à cautériser, à retirer ou à inciser. Elles permettront aussi de visualiser les organes et autres éléments indispensables au bon déroulement de l’opération avant d’ouvrir le patient. Le gain de temps et de sécurité est ici notable.

En somme, les progrès considérés comme ludiques par la plupart des personnes sont aussi de formidables éléments d’aide aux soins.

MSbyNBMaxime SALAUN
Étudiant en M2 Droit des nouvelles technologies à l’Université de Strasbourg, je suis en attente perpétuelle des innovations aux services de l’Humain et contribuant à l’évolution raisonnée

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