Crowdfunding : Kickstarter arrive en France

C’est une très bonne nouvelle pour les start-up françaises ! La plateforme de financement participatif N°1 dans le monde Kickstarter vient poser ses valises en France à partir du 27 mai 2015.

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Source : www.kickstarter.com

Depuis sa création en 2009, Kickstarter n’en finit plus de séduire. Sa réussite est telle que la plateforme de financement participatif a décidé de se développer mondialement. Depuis 2014, Kickstarter a entrepris sa conquête de l’Europe. Quelques semaines après son ouverture chez nos voisins allemands, Yancey Strickler, fondateur et PDG de Kickstarter, a annoncé lundi 11 mai 2015 son prochain lancement en France.

Comment fonctionne une plateforme de financement participatif ?

Des start-up, entrepreneurs ou artistes s’inscrivent sur un site de financement participatif pour lever des fonds sans passer par un intermédiaire financier comme les banques et évitent donc de s’endetter et de rembourser des intérêts. La plateforme de financement participatif permet de supprimer cet intermédiaire et faire que le projet proposé soit directement soutenu par des particuliers. Certains auteurs parlent de « réseaux sociaux de financement ». Explications.

Une personne physique ou morale lance un projet sur une plateforme de crowfounding en indiquant une somme minimale de « dons » à atteindre pour que le projet puisse se lancer. Une date butoir doit aussi être précisée. Il faut ensuite définir les différentes récompenses en fonction des sommes versées par les internautes. Par exemple, on recevra pour un don de 1e un simple « merci », pour 20e un t-shirt et des goodies, etc.  Si la somme demandée en premier lieu n’est pas atteinte, le projet ne se lance pas et les internautes sont entièrement remboursés. Pour résumer le fonctionnement de ces plateformes, on peut considérer que le financement participatif permet à des internautes de financer en fonction de leurs moyens des projets dans lesquel ils croient. En contrepartie, le créateur du projet s’engage à réaliser effectivement ce projet et donner la récompense qui correspond à la valeur du don engagé par chaque internaute.

Dans le cas précis de Kickstarter, le site se finance en prélevant 5% des fonds récoltés par campagne de financement réussie. Il y a 13 catégories différentes de projets sur Kickstarter (art, bande dessinée, mode, design, jeux, musique…) et 36 sous-catégories. Plus de la moitié des projets lancés depuis la création de cette plateforme concerne les catégories « films et vidéos » et « musique ».Certaines plateformes revendiquent des droits de propriété sur les projets financés, mais ce n’est pas le cas de Kickstarter.

Selon Kickstarter, 44% des projets proposés arrivent à atteindre la somme minimale prévue par les créateurs.

Kickstarter en France, des avantages certains pour les entrepreneurs.

Avant d’annoncer son arrivée en France, les entrepreneurs français voulant lancer une campagne de financement participatif via Kickstarter devaient faire face à des contraintes importantes. En outre, ces derniers se devaient d’avoir une adresse et un compte bancaire domiciliés aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, ce qui représentait un investissement de temps mais aussi financier. A partir du 27 mai 2015, tout pourra se faire depuis la France.
Comme l’indique un communiqué de l’entreprise américaine, « Les créateurs installés en France auront donc la possibilité de lever des fonds en euros via Kickstarter et en utilisant leurs coordonnées bancaires locales ».

Seulement si l’arrivée du géant du crowdfunding est une aubaine pour tous les créateurs de France, il va représenter une féroce concurrence pour les sites déjà positionnés sur ce marché et ouverts aux projets français comme Kisskissbankbank ou Ulule. En effet, la popularité du site américain pourrait convaincre les entrepreneurs de favoriser cette plateforme plutôt que les modèles français qui ne possèdent pas la même puissance de frappe.

Kickstarter ne compte cependant pas s’arrêter là, une ouverture prochaine étant prévue dans les pays d’Europe du Sud.

Frédéric GEORGES

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