Les PSP : une harmonisation des services de paiement sur les réseaux multicanaux

L’essor de l’achat en ligne a fait naître il y a peu le métier de PSP. Les “payment service provider” sont des entreprises ou des banques proposant une interface de paiement normalisée reliant l’acheteur et le vendeur par une plate-forme extérieure aux deux acteurs. Le développement du paiement multi-canal a rendu cette mission plus complexe mais d’autant plus essentielle…

PSP

Une extension de la fonction des PSP

Avec le développement du commerce et du paiement par téléphone (voir l’article du 30/10/2014 : Le mobile : un canal de vente opportun) et de la nécessité de transiger toujours plus vite, les intermédiaires de paiement ont gagné en importance. En effet, leur objectif ne se limite plus au simple service de faire payer le consommateur et de centraliser les paiements pour le distributeur. Leur mission s’apparente de plus en plus à un service mercatique complexe. Ces opérateurs tendent actuellement à proposer des interfaces simplifiées voire ludiques. Pour ce faire, ces prestataires de service développent des interfaces normalisées de paiement qui, lorsqu’elles sont connues de l’utilisateur lui permettent de payer sans difficulté. L’utilisation des cookies permet de plus d’avoir certaines données pré-saisies ce qui raccourcit encore un peu plus le paiement de la note.

Concernant les paiements par mobile, l’interface ordinateur classique est de loin dépassée. Les PSP ont développé des applications (Limonetik / Fivory / Paylib…) facilitant le paiement via une application mobile adaptée.

L’ensemble de ces nouveaux artifices visent tous le même but : rendre le paiement indolore, voire inaperçu. Malgré les règles de plus en plus strictes sur les paiements en ligne (Loi Hamon du 17 mars 2014) les règles de prévention sont ici partiellement contournées. On peut voir clairement que l’esprit de la loi, qui est de rendre le consommateur attentif et informé de ses actes d’achat, est ici mis à mal.

Un paiement normalisé

Malgré une certaine forme de défiance envers la loi, les PSP fournissent néanmoins des moyens sûrs et aisés de paiement. En effet l’intermédiation du PSP, lui permet de se concentrer totalement sur sa mission. Il ne s’occupera ni de la politique de vente du site, ni du suivi des commandes. Ce prestataire de service ne fera que se concentrer sur le paiement en lui même. De ce fait, il pourra optimiser ses interfaces, les adapter à chaque canal de vente (mobile / net).

Cela aboutit donc à une harmonisation du paiement multi-canal. Il est donc logique que le métiers d’intermédiaire de paiement se développent. Les banques, ainsi que des sociétés autonomes sont ici au cœur du système et participent à rendre les paiements les plus simples et familiers possibles.

La sécurité des paiements

La question de la sécurité peut ici se poser à 2 niveaux. Tout d’abord le paiement par téléphone reste un canal de paiement controversé. Le stockage de données sur les puces NFC reste peu contrôlé, sans compter les soucis d’accès physiques aux données du téléphone (en cas de vol ou de piratage). Plus proche de nos intermédiaires de paiement, il faut se demander si les garanties de sécurité proposées seront au rendez-vous. Les entreprises pourront-elles proposer des services de protection à la hauteur de celles des banques ?
Ces questions marquent donc l’essence de ce métier d’avenir. Pour satisfaire le plus grand nombre le PSP devra trouver un juste équilibre entre sécurité et praticité. Un paiement rapide ne demandant que peu d’opérations pour le client (saisies de données, codes à restituer, nombre de clics…) et une sécurisation demeurant optimale.

Le marché étant en développement important, la compétition entre les prestataires
s’annonce rude. Les vendeurs en ligne n’auront plus qu’à choisir le mieux-disant parmi la
diversité des opérateurs.

MSbyNB

Maxime SALAUN
Étudiant en M2 Droit des nouvelles technologies à l’Université de Strasbourg, je suis en attente perpétuelle des innovations aux services de l’Humain et contribuant à l’évolution raisonnée

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1 réponse

  1. PROLAP SA dit :

    Bonjour,

    Merci pour cet article très instructif, même s’il gagnerait à aller plus en profondeur.
    Nous sommes une société spécialisée dans l’analyse (l’audit) et la réalisation de solutions manutentionnaires pour les entreprises en manque de main-d’oeuvre.
    Nous pensons depuis peu à développer une interface en PSP, et nous demandons si en l’état de la technique, les échanges de flux informationnels sont bien sécurisés comme il se doit.
    Etants soucieux d’aller bien au fond des choses, nous voudrions être tout à fait surs que la nomenclature informationnelle intestine de notre mainframe ne risque pas d’être soudainement mise au jour.

    Merci

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