#JeSuisCharlie, quand les grands noms du numérique défendent la liberté d’expression

Ce début d’année est marqué par un évènement bien funeste. Il s’agit de l’attentat dirigé contre le journal satirique « Charlie Hebdo ». Un acte de barbarie qui aura coûté la vie à 12 personnes dont 5 des plus illustres caricaturistes du journal (Cabu, Charb, Tignious, Wolinski et Honoré). Aussi grave que fut cet évènement, il est à l’origine d’élans de solidarité et de défense des libertés fondamentales sans précédent. Dans le monde entier, chaque personne marque sa volonté de défendre la liberté d’expression et son soutien aux familles des victimes. Même les géants du numérique ont à des degrés différents défendu la liberté d’expression et marqué leur soutien au journal ainsi qu’aux familles.

Ces quelques mots « Je suis Charlie », sont donc devenus un symbole de liberté dans le monde entier.

Article 3 - #JeSuisCharlie - JL Lienhardt

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Google, Apple et Amazon : un soutien à deux vitesses

Profondément marqués par la violence de cet acte, même les plus grands acteurs du numérique ont agi. Ainsi, même si leur implication n’est pas comparable sur le principe, elle l’est en pratique.

En effet, le soutien le plus remarquable pour une société outre-Atlantique demeure celui de Google. C’est au travers du fond Google-AIPG (Association de la Presse d’Information Politique et Générale) pour l’Innovation Numérique de la Presse (FINP), que le géant américain s’apprête à verser 300 000 dollars (250 000 euros) à l’hebdomadaire français. Une première pour ce fonds qui depuis sa création en février 2013, vise à soutenir l’innovation numérique dans les médias français.

Même l’entreprise Apple a marqué son soutien de manière sobre en faisant apparaitre une bannière « Je suis Charlie » au bas de la page d’accueil de sa page web française. Malgré la publication par CharlieHebdo de caricatures qui critiquaient directement la politique de la marque.

Amazon pour sa part avait préféré ajouté pendant un temps un ruban noir à côté de son logo. Cette action a également été relayée sur le site de la Fnac par exemple.

Facebook et Twitter : dirigeants et utilisateurs affectés par la barbarie

L’importance des réseaux sociaux à l’heure actuelle a beaucoup aidé à l’internationalisation de cette démarche. Cependant, elle n’est pas la seule. En effet le 9 janvier 2015, Mark Zuckerberg a témoigné son soutien aux familles des victimes sur son compte personnel.

Dans ce message, il rappelle les menaces de mort qu’il a déjà reçu pour des motifs similaires. Il précise également que Facebook demeurera un lieu où la liberté d’expression primera sur l’extrémisme et la censure. Enfin, il a simplement signé son message par : « #JeSuisCharlie ».

Concernant Twitter, le soutien est plus discret et repose sur quelques retweet de messages d’espoir par les dirigeants. A noter que le hashtag (« #JeSuisCharlie ») est aujourd’hui l’un des plus populaires de l’histoire du site.

Un hashtag qui marque la volonté de défendre la liberté d’expression et de la presse, ainsi que le soutien aux victimes de ce drame.

Anonymous : une condamnation des actes visant à museler les libertés d’expression et de la presse

C’est dans une publication sur le site Pastbin que le groupement « d’Hacktivistes » Anonymous a exprimé ses condoléances aux familles des victimes. Ils promettent par ailleurs de venger le quotidien satirique. Pour l’heure, seul un twitter particulier a été créé.

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