La voiture connectée, état des lieux et ambitions

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En mars 2011 Google donnait des sueurs froides aux constructeurs en présentant une démonstration de sa Google Car. De nombreux acteurs, à la fois du monde automobile et numérique, ont commencé à s’intéresser de près à ce juteux concept qu’est la voiture connectée.

L’alliance entre automobile et nouvelles technologies est un point à ne pas manquer, et cela a bien été compris par les constructeurs.

En effet la tendance est à l’intégration au seins des voitures de services et divertissements musicaux, navigateurs internet, réseaux sociaux, informations sur la circulation ou positionnements de radars en temps réel.

On pourrait citer à titre d’exemple l’intégration de Deezer dans le système « Connected device » de BMW ou encore le célèbre avertisseur de radar routiers Coyote basé sur un système de collaboration entre conducteurs.

Les constructeurs sont ainsi amenés à travailler mains dans la mains avec l’industrie du numérique. C’est ainsi que PSA a conclu un partenariat avec la société Technicolor afin d’incorporer au sein de certains produits de la marque au Lion la platerforme QEO. Ce logiciel permet une meilleure interraction entre la plateforme de divertissement de la voiture et les terminaux de l’utilisateurs, situés sur lui ou à son domicile, notamment grâce à une communication plus rapide, plus simple et plus sécurisée.

Mais les constructeurs tentent aussi de développer leurs propres terminaux comme Audi ayant conçu sa propre tablette pour divertir les occupants de la voiture.

Cependant bien que l’électronique traditionnel et grand public soit de plus en plus présent la voiture entièrement connectée et autonome n’est pas encore une réalité.

Mais cela pourrait le devenir dans un futur proche: selon une étude de l’IDATE (un think tank de l’économie numérique) en 2018, 420 millions d’automobiles seront connectées.

Cet enjeu est d’ailleurs pris en compte dans les 34 plans de la Nouvelle France industrielle avec pour but de présenter des véhicules autonomes à un prix abordable d’ici 2020.

Mais sinon en quoi consiste la voiture autonome ?

Comme son nom l’indique, en une voiture capable de se déplacer seule, sans l’intervention de son occupant.

Une multitude de technologies sont utilisées pour cela: géolocalisation GPS, utilisation de capteurs émetteurs et récepteurs de données, télédétection par laser, présence de caméra de détection et de radar pour mesurer les distances entre les voitures.

Le travail pour arriver à ce résultat est important mais les gains possibles sont certainement à la hauteur des efforts fournis.

En effet les constructeurs auraient désormais la possibilité d’exploiter les données personnelles des automobilistes, la localisation en temps réel pourrait permettre d’afficher à l’intérieur même de la voiture les publicités des commerçant à proximités, des capteurs pourraient analyser l’état de la voiture et préciser si des réparations ou entretiens sont nécessaires

Il faut également noter que les infrastructures devront être adaptées: il faudra les équiper, implanter des capteurs et centraliser la collecte des données.

D’important travaux seront nécessaires et devraient déboucher sur la création de marchés publics non-négligeables pour les entreprises du secteur.

La course est donc engagée, reste à déterminer quel sera le vainqueur à l’arrivée.

Sources:

  • Le Figaro
  • Quoi.info
  • Economie.gouv.fr
  • Journaldunet.com
  • Wikipédia
  • www.psa-peugeot-citroen.com/fr

Thomas BERTRAND

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