Tesla annonce l’ouverture de son portefeuille de brevets et l’installation de ses supers chargeurs en France

Le constructeur automobile américain s’est fait un nom en développant un modèle de voiture électrique grand public : la Tesla Model S. Egalement co-fondateur de Paypal et Space X, Elon Musk, le fondateur de la firme fait souvent les gros titres avec ses annonces, notamment les dernières concernant l’ouverture du portefeuille de brevets de sa société ainsi que l’installation de ses supers chargeurs en France.

« Tous nos brevets vous appartiennent »

De nos jours, la majorité des entreprises déposent des brevets pour s’assurer une avance technologique. Mais cette propriété industrielle est surtout une source de revenus non négligeable pour les titulaires ; ainsi les sociétés qui ne payent pas de licences sont trainées devant les tribunaux, donnant lieu à des procès emblématiques, longs et couteux, comme la bataille judiciaire entre Apple et Samsung.
Mais ce 12 juin 2014, Elon MUSK, à travers un communiqué de presse annonce une petite révolution : « Tous nos brevets vous appartiennent ».

L’ouverture de ses brevets aux concurrents permet à Tesla de favoriser l’adoption de ses technologies et d’éliminer une concurrence parasite pour la firme mais également pour le développement du marché des véhicules électriques. En mettant ses brevets à la disposition de tous, la société entend fédérer, autour d’elle, une partie des fabricants de voitures électriques, avec la volonté d’être unis pour faire fondre la part de marché des véhicules thermiques. Les industriels pourront profiter de ces titres de propriété industrielle gratuitement du moment qu’ils en feront une utilisation de bonne foi ; une notion très présente en droit français. Par cette démarche, Tesla entend promouvoir l’open innovation: des industriels travaillant de concert, partageant leur propriété intellectuelle, coopérant au développement de la voiture électrique de demain.

Selon le fondateur, les véritables concurrents sont les constructeurs de véhicules thermiques, peu enclins à développer les moyens de locomotion électrique. Partant de ce constat, il justifie sa volonté de vendre, aux Etats-Unis, ses véhicules directement aux consommateurs sans passer par des concessionnaires, qui n’auraient selon lui, pas la volonté de promouvoir les voitures propres. Cependant, ces derniers obtiennent fréquemment l’interdiction de la vente directe dans l’Etat en question.

Crédit: http://www.faqs.org/

Les premiers super chargeurs en France pour 2014

Selon les échos, le constructeur profite de cette année 2014 pour installer ses premiers « Supercharger » en France. 5 de ces stations seront placées sur un axe stratégique : l’axe Paris – Cote d’Azur .Plus de 100 de ces installations seront alors en service dans le monde.
En choisissant cet axe fréquenté et touristique entre la capitale et le sud de la France, la firme applique la même stratégie que celle mise en place aux Etats-Unis avec un réseau de bornes permettant de relier New-York à Los Angeles. Désormais, les heureux possesseurs de Tesla Model S n’auront plus à angoisser quant à l’éventualité de tomber en panne faute de de n’avoir trouvé un Supercharger. 

En France, l’implantation est bien plus longue : d’ici à la fin 2015, 25 de ces stations seront disséminées sur le territoire. Avec une puissance de 120KW elles peuvent recharger votre Tesla à 50% de sa capacité en seulement 20minutes, conférant alors une autonomie avoisinant les 200km.

supercharger_milestone

Crédit photo: http://www.teslamotors.com

Notre pays compte encore peu de Tesla, du fait principalement de son prix, environ 80.000€ et du manque d’installations de recharge disponibles, là où ses concurrents sont principalement handicapés par une autonomie bien moindre. La société a récemment levé plus de 1,6 milliards de dollars pour construire une usine destinée à la fabrication de ses batteries.
Mais l’annonce, par le constructeur de deux nouveaux modèles dans les prochaines années, dont la Tesla III avec un prix avoisinant les 35.000$, pourrait bien favoriser l’adoption de ces véhicules.

La firme d’Elon Musk envisage un développement en Chine. Toutefois, de récentes actualités pourraient compromettre ce projet. Un concours de hacking serait organisé, visant à prendre le contrôle d’une Tesla Model S avec une dotation de 10.000$ à la clé, ce qui n’est pas pour rassurer les conducteurs. De plus un litige relatif à l’utilisation de la marque Tesla dans le pays semble se profiler, cette dernière étant déjà déposée. Son actuel titulaire entend bien faire payer la firme américaine pour pouvoir l’utiliser, ou à défaut, il souhaite tout simplement faire interdire toute vente de ces véhicules sur le sol de l’empire du milieu.

 

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Thomas BRODHAG

Etudiant en Master 2 Droit de l’Economie Numérique.
Je suis passionné de nouvelles technologies, du droit qui les
encadre et plus particulièrement par la propriété intellectuelle.

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