L’éducation face aux Moocs

Les MOOCs (Massive Open Online Courses) qui désignent les cours en ligne ouverts et massifs sont en pleine explosion. Les pionnières de ces cours sont les grandes universités américaines comme Harvard, Princeton ou Stanford.

Ces « cours en ligne ouverts et massifs », dont le nombre a explosé depuis 2011, sont des leçons magistrales filmées et publiées gratuitement sur le Web. Des documents explicatifs, des exercices, des QCM et des forums de discussion accompagnent ces cours, le but étant l’acquisition et l’évaluation des connaissances des participants.

Coursera, edX, Udacity, Khan Academy, sont des plateformes qui ont fleuri aux États-Unis. Elles ont réinventé l’enseignement en ligne en proposant des cours gratuits à des millions d’étudiants dans des domaines aussi variés que l’informatique, les sciences sociales, le management ou encore les sciences du vivant. MIT Technology Review parle d’une véritable révolution du secteur éducatif qui touche tant les outils d’apprentissage que la pédagogie et les modalités d’enseignement et d’évaluation.

Le succès connu par les Moocs auprès des universités américaines a attiré l’attention des européens qui ont commencé, eux aussi, à proposer des cours en ligne, ouverts et massifs. La France a décidé de se lancer sur le marché des Moocs par la mise en place de la première plate-forme française destinée à héberger les Moocs : France Université Numérique (https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/).

article 12 - Moocs et éducation

Quelles sont les caractéristiques d’un Mooc ?

  • Participants qui viennent du monde entier
  • Un nombre consistant de participants
  • Une durée limitée
  • Une date de départ
  • Des prérequis et des objectifs d’apprentissage
  • Des évaluations

Il existe 2 types de Moocs, ceux appelés « automatiques » qui se présentent sous forme de cours directif avec des vidéos, des lectures, des QCM, des exercices et des quiz et ceux dits « connectivistes » qui sont moins structurés, laissant plus de liberté au participant et qui privilégie les échanges entre les inscrits.

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que ce genre de cours est très chronophage, car il faut visionner plusieurs heures de cours par semaine (entre 15 à 20 heures) et répondre à des questions ou rendre des travaux. Par contre, l’équivalent de plusieurs semaines de cours est à faire dans plusieurs mois. Toutefois, le fait de travailler de manière irrégulière peut rendre difficile l’acquisition des connaissances.

Quel est l’effet des Moocs sur l’éducation (française) ?

Nous pourrions dire que les Moocs annoncent la renaissance de l’enseignement universitaire français. Pourquoi ? Parce qu’ils l’obligent à se lancer dans un mouvement innovant, de réfléchir sur de nouveaux outils pédagogiques qui impliquent des investissements et des recrutements de nouveaux profils. Il reste toutefois plusieurs problèmes à régler. Il faut s’assurer que les étudiants suivent l’intégralité des cours et qu’ils passent réellement leurs examens. Les Moocs doivent aussi enseigner des exercices pratiques. Pourtant, le principal problème est lié à l’encadrement des milliers des étudiants inscrits dans un seul cours.

En conclusion, nous pouvons considérer les Moocs comme des compléments à l’enseignement classique et non des substituts à celui-ci car il reste encore difficile de mettre en place des évaluations de qualité sur ce genre de cours massif.

 

Maria-Alexandra NASUI

Etudiante M2 Commerce Electronique à l’Université de Strasbourg

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1 réponse

  1. Stephane Wucher dit :

    Bonjour,

    Votre article pourrait servir de présentation des MOOCs, mais je me permets quelques remarques.

    Je trouve que vos conclusions sont trop “définitives” (“très chronophage”, “principal problème”, “plusieurs problèmes à régler”…).

    L’arrivée des MOOCs est encore jeune et le modèle n’est pas encore stabilisé.
    Je ne pense pas qu’il faille confronter les 2 modes d’apprentissage, mais plutôt trouver une complémentarité et aussi penser aux pays en voie de développement ou aux personnes isolées pour qui les cours en face à face ne sont pas physiquement accessibles.

    Mais je vous rejoins sur le fait que le tout numérique ou l’apprentissage 100% à distance n’auront jamais la même qualité qu’un cours en face à face et sur le nécessaire suivi à mettre en place si l’on veut garantir la réussite des élèves.

    Cordialement

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