Domino’s Pizza victime d’un cyber « Braquage à l’italienne »

Ce début d’année est riche en vol de données mais un cap a maintenant été franchi. Les hackers réclament en contrepartie des données clients dérobées une rançon de 30,000 €. La réponse du géant américain de la pizza ne s’est pas faite attendre.

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La cyberextorsion est en hausse depuis quelques années. Les hackers piratent les systèmes informatiques des entreprises comme Domino’s Pizza, mais également des banques (Dexia en 2012) pour voler des données et ensuite réclamer une rançon.

Après Ebay ou Orange il y a un mois, c’est au tour de Domino’s Pizza de se faire dérober les données personnelles de plusieurs centaines de milliers de clients. Jusque là, les données volées n’ont pas fait l’objet de chantage ou autres réclamations. Du moins, rien n’avait été rendu public.

Bien que l’acte de piraterie online ne soit pas une première, la stratégie de communication de la victime est bien une révolution.

Alors que les hackers réclamaient la somme de 30,000€ en échange des données, Domino’s France a réagi sur les réseaux sociaux. Dévoilant au grand jour le chantage mais par la même occasion la faille dont elle a été victime, la pizzeria internationale a joué la carte de la franchise.

L’ADN des marques sur le digital est influençable et l’e-réputation peut s’avérer dangereuse. « L’honnêteté paie toujours », c’est ce qu’ont dû se dire les directeurs de communication de la filiale France.

Un débat s’en est suivi entre les deux protagonistes à coup de tweets :

Domino’s Pizza

[3/4] C’est la raison pour laquelle nous vous recommandons de modifier votre mot de passe, par mesure de sécurité.

[4/4] Nous regrettons fortement cette situation et prenons cet accès illégitime très au sérieux.

Auquel ont répondus les hackers :

“Si vous êtes un client français de Domino’s Pizza, vous voudrez peut-être savoir que nous avons donné à Domino’s la possibilité de ne pas publier vos données personnelles en échange de 30.000 euros”

“Ces attaques dites par +déni de service+, avec ou sans rançon, ont connu une augmentation d’environ 30% entre 2013 et 2014 chez nos clients”, résume de son côté Gérôme Billois.

Le racket digital permettra peut-être de faire évoluer la stratégie de communication de certaines entreprises et notamment celle des plus petites.

 

Photopourbio2Akim PANTESCU

Étudiant en Commerce électronique, passionné par la dématérialisation, les réseaux sociaux et les sports collectifs.
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