Le crowdfunding, le financement collaboratif via internet

Pour les entreprises, quand les temps sont durs et que l’économie n’incite guère à l’optimisme, trouver de nouveaux financements peut être un vrai casse-tête, si bien qu’il faut parfois se remettre à des solutions innovantes et alternatives. Pour cela, le “crowdfunding” est l’une des solutions les plus populaires. En français on parle de “financement participatif” et cela représentait plus de 80 millions d’euros en France en 2013. Les études parlent même d’une levée de fonds potentiels de 1000 milliards de dollars par an d’ici 2020. “Les petits ruisseaux font les plus grandes rivières”, voilà le concept même du crowdfunding. Une personne qui a une idée, mais pas d’argent fait appel à des contributeurs pour l’aider à financer son projet.

Le concept ne date pas d’hier d’ailleurs, la statue de la liberté offerte aux Américaines, a été payé sur ce modèle de contribution par le public. Mais, aujourd’hui avec internet le crowdfunding connait une pleine expansion, les plates-formes se multiplient si bien que la “CCI Grand Lille ” (chambre du commerce et d’industrie) s’est associée avec le site “Crowdfunding.fr” créé par deux Lillois afin de proposer aux nordiques une solution de financement participatif.

http://techonomy.com

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Le crowdfunding est une méthode de financement communautaire et solidaire. Le financement des entreprises (projets) se fait par la foule. Vous placez de l’argent dans une entreprise et, sans investir en bourse, vous profitez directement de sa croissance. Aujourd’hui, des milliers de plateformes de financement par la foule sont directement accessibles par internet. Sur ces plateformes il existe deux parties, la première est constituée de chefs des projets (entrepreneurs) à la recherche de financement et l’autre, est constituée d’individus prêts à investir sur les projets en toute simplicité.

Le crowdfunding est le financement participatif qui offre plusieurs perspectives. Il permet à tout le monde de prendre part à la réalisation d’un projet et de contribuer à son succès. Les réalisateurs déterminent la somme dont ils ont besoin et lancent en ligne un appel à financement. En échange, ils offrent des contreparties. Exemple de réalisation d’un film : pour 5 euros votre nom figure au générique de fin d’un film, 1000 euros vous donnent droit à un dîner avec l’équipe du film. Les internautes investissent en moyenne 25 euros, mais si le budget fixé n’est pas atteint, le projet n’obtiendra pas un centime.

Aujourd’hui le financement participatif existe sous plusieurs formes : le don, le soutien avec contrepartie, le prêt et le financement contre participation. Chacun ses avantages, ses inconvénients, tout dépend de la liquidité et de la nature du projet. Il faut quand même noter que le montant ou le potentiel moyen collecté par projet est de 4500 euros et cela concerne plutôt des micros projets portés par des START-UP, TPE ou PME.

La recherche du financement participatif et la demande de subventions ne procèdent pas de la même démarche. La subvention rapporte des fonds, alors que le financement participatif permet de créer une communauté, d’assurer la promotion de projet et de le distribuer. C’est donc deux perspectives différentes, mais quand on parvient à lier les deux, le résultat est doublement efficace.Tous les dons ne proviennent pas d’anonymes. La plupart du temps, le chef de projet connait ces intéressés. Afin de les tenir informés et parler du projet, les chefs des projets publient régulièrement de nouveaux messages. Le succès d’une campagne de financement participatif implique beaucoup de travail et de créativité.

Grâce au financement participatif, le chef de projet peut réunir des sommes importantes d’argent qui peuvent atteindre des centaines de milliers d’euros. Mais, on n’a rien sans rien, une fois la compagne terminée l’heure est venue de récompenser les donateurs ou les investisseurs.

Le crowdfunding est une vraie révolution. Les responsables du gouvernement, veulent faire du crowdfunding une priorité et ils semblent prêts à ouvrir grand les vannes. C’est une révolution pour les entreprises parce qu’elles vont avoir un nouvel accès aux nouvelles sources de financement, ce qui est aujourd’hui compliqué à trouver pour elles, notamment auprès des acteurs bancaires. Mais, c’est aussi une révolution pour les particuliers qui vont avoir accès à une classe d’actif qui est jusqu’à maintenant réservée aux professionnels.

Les porteurs de projets, les jeunes entrepreneurs, la démarche leur permet de valider leurs projets, de bénéficier d’un premier effet publicitaire gratuit, de ne plus dépendre d’une banque et des intérêts et de la pression du crédit. L’État a bien compris la portée du phénomène et devrait prochainement légiférer sur le sujet et poser les bases dans un cadre juridique clair et arbitré, pour définir définitivement la voie aux nouvelles perspectives de financement.

Hakim BouarabaHakim BOUARABA

Etudiant en Master 2 Commerce électronique à l’Université de Strasbourg, je suis passionné par le domaine du numérique, les innovations technologiques et le droit de l’internet.

 

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1 réponse

  1. 13 juillet 2014

    […] European or international politics on the market. Some solutions have been considered : patronage, crowdfunding or the right of public […]

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