Le commerce électronique : une opportunité ou un nouveau frein pour le développement économique en Afrique ?

Depuis quelques années, le monde des affaires a connu des bouleversements spectaculaires en raison du développement des technologies de l’information et de la communication. Certes, le commerce électronique est pratiqué depuis des années grâce aux techniques des Echanges de Données Informatisées (EDI), mais c’est grâce à l’avènement d’internet que celui-ci a connu un succès incontestable dans tous les secteurs d’activités, en particulier celui du commerce.

On peut dire qu’aujourd’hui le commerce électronique est en train de tuer tout doucement le commerce traditionnel. Même si celui-ci est encore bien présent, il est fort possible que les entreprises qui ne s’adaptent pas à cette nouvelle tendance électronique risquent de disparaître à jamais, au profit de celles qui l’ont intégré très tôt.

 Mais où en est donc l’Afrique dans cette mouvance ?

Comme l’ont révélé plusieurs études, le continent africain est très en marge du commerce électronique, qui représente actuellement 144 milliards d’euros dans le monde. Et pourtant, sur un marché aussi mal organisé que le sien où les produits et services sont dispersés partout et nulle part, une plateforme du type e-commerce permettrait aux commerçants africains d’écouler plus facilement leurs marchandises et les ménages trouveront plus facilement le produit recherché. Par conséquent, cela engendrait un gain de temps de déplacement pour les consommateurs et un développement des ventes pour les entreprises. Néanmoins, est–ce réellement faisable et comment s’y prendre ?

Comment l’Afrique peut-elle y arriver ?

Quand on prend par exemple le cas des pays développés, leurs autorités ont très tôt compris lur rôle primordial pour la promotion du e-commerce et elles n’ont pas tardé à l’entamer. Malheureusement en Afrique, la plupart des dirigeants n’avaient pas et n’ont toujours pas compris la nécessité vitale pour le continent d’exploiter les opportunités offertes par ces TIC. Ce que doivent comprendre aujourd’hui les leaders Africains, c’est que le commerce électronique n’est pas un phénomène de mode, mais une vraie révolution du business mondial. Malheureusement, au vu de la situation actuelle en Afrique le chemin pour y arriver est encore long et plein de barrières, mais un renversement est peut être envisageable. Les points forts du commerce électronique sont que justement tout peut devenir possible.

Quelles sont ces barrières  qui peuvent freiner le développement du commerce électronique en Afrique ?

Le développement du e-commerce passe forcément par une politique de sensibilisation, mais également par une sécurité des transactions irréprochable. Actuellement en Afrique, les principales barrières sont les suivantes:

  • Un paiement électronique sécurisé : en Afrique, confier son numéro de code bancaire à un site relève d’un grand risque dans certains pays et l’utilisation de la carte bancaire est très peu développée.
  • Un faible niveau d’équipement en informatique (internet) : malgré des offres d’accès à internet de plus en plus abordable, l’internet reste encore inconnue par une bonne partie des consommateurs.
  • L’aspect juridique : les lois sur le règlement des contrats, de la sécurité des transactions sont insuffisantes. Le fait de pouvoir rétracter en cas d’achat de marchandise non conforme par exemple est quasi impossible.
  • L’insuffisance des moyens de transport constitue également une barrière à l’expansion du commerce électronique.

Voilà entre autres les barrières qui risquent de freiner le e-commerce en Afrique si les leaders ne réagissent pas dés maintenant pour trouver une solution à ces obstacles.

Cependant, les perspectives sont bel et bien là. L’Afrique peut renverser la tendance et devenir acteur du monde électronique tout comme les pays développés. La preuve est, que sur le plan des compétences techniques dans l’informatique et les nouvelles technologies, le continent n’à rien à envier aux autres pays. Des ingénieurs sont formés chaque année et sont assez bien qualifiés pour mener à bien ce type de projet.

Une chose est sûre : aujourd’hui, le commerce électronique est le moyen le plus efficace et le plus sûr pour s’imposer au-delà des frontières.

 

Coumba FAYE, étudiante en M2 en Commerce Electonique à l'Université de Strasbourg. vous pouvez me joindre sur mon profil viadeoCoumba FAYE

Étudiante en M2 Commerce électronique à l’Université de Strasbourg. J’aime découvrir de nouvelles choses et diversifier mon horizon.

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3 réponses

  1. josué sango dit :

    je suis en rdc et le commerce électronique m’intéresse pouvez-vous me faire quelques documents à votre disposition?

  2. Mathilde LETT dit :

    Bonjour,
    Vous trouverez des informations sur le Master 2 Commerce Electronique ici et également ici.

    A bientôt sur le blog

  3. Omar dit :

    Bonjour Coumba!
    Par rapport aux contraintes juridiques au commerce électronique que vous posez, pourriez vous me dire la raison pour laquelle vous affirmez que le pouvoir de rétractation “en cas d’achat de marchandise non conforme par exemple est quasi impossible”???
    Je sais pas pour les autres législations en Afrique, mais pour le cas du Sénégal, cette préoccupation est bien prise en compte notamment dans l’article 12 et suivants du décret pris en application de la loi sur les transactions électroniques….

    Cordialement!

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