La révolution de l’internet : où en est l’Afrique?

Ne serait ce pas une plaisanterie quand l’on dit qu’internet a révolutionné le monde ? Il ne faut pas oublier que le monde ne se limite pas uniquement à l’Europe, à l’Amérique et à l’Asie. 

UntitledLe continent africain est aujourd’hui très en retard dans l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.
Comparé au reste du monde, la plupart des pays africains présentent aujourd’hui un taux d’accès à internet extrêmement faible.

Quelques chiffres clés

En 1994, seulement  deux pays africains avaient accès à internet, à savoir l’Afrique du sud, première puissance africaine et l’Egypte. Ce n’est qu’après six ans, plus précisément en 2000 que la plupart des pays africains ont accès à internet sachant que ce progrès tardif ne se limitait qu’aux capitales et quelques grands centres urbains.

Selon internet World stats « avec une population de plus de 991 millions d’habitants, le continent africain ne compte que 86 millions d’internautes soit un taux de moins de 5% dans le monde ». Malgré un chiffre insignifiant, l’accès à internet via haut débit reste un bijou précieux pour les internautes africains. Pourtant dû à son faible développement, la communication s’avère souvent être de mauvaise qualité et des fonctionnalités, tels que les téléchargements sont de ce fait rendus difficiles. Par exemple, si on prend l’Afrique du nord où le taux d’accès à internet de la population a atteint les 40%, le taux de pénétration du haut débit n’est que de 2%, alors qu’en Amérique latine le taux de pénétration tourne autour des 20%. Ce problème est lié en partie au fait que l’accès à internet en Afrique se fait essentiellement par ligne téléphonique commutée et par conséquent à bas débit. Les connexions aux câbles marins et la couverture satellitaire sont soient inadéquates, soient manquantes.

Ce fossé numérique ralentit considérablement les progrès dans des domaines vitaux tels que l’économie, la santé, l’éducation, la science, etc… Si seulement les difficultés se limitaient au problème de débit : le pire demeure dans la cherté des coûts de connexion à l’ADSL.

Les internautes africains lancent un cri du d’alarme sur les coûts exorbitants de connexion à internet. Ils sont confrontés au quotidien à une connexion de mauvaise qualité pour des coûts excessifs. Il est important de souligner que l’Afrique est aujourd’hui dépourvue de réseaux internationaux de qualité, et pourtant, ce sont les mêmes fournisseurs d’accès à internet qui distribuent en Europe et en Amérique. A qui la faute ?

A mon avis, ce serait important que ces acteurs s’expliquent sur leurs politiques stratégiques de connexion à internet sur le continent africain.

Comment  développer l’internet en Afrique

Actuellement, l’Afrique représente une opportunité non négligeable pour les FAI. La preuve est que dans certains pays africains, internet contribue au développement économique plus que dans des pays développés. Si on prend le cas du Sénégal, internet représente déjà 3,3% du PIB; une proportion supérieure à celle de la France ou de l’Allemagne, mais également à celle des deux économies les plus importantes du continent à savoir l’Afrique du Sud et le Nigéria qui sont respectivement de 1,4% et 0,8%.

Si les géants de la toile veulent exploiter au maximum ce gigantesque potentiel, la solution serait de prendre en compte les multiples facettes du continent, à savoir son multilinguisme et son multiculturalisme. Pour ce faire, ils doivent proposer un système de développement équilibré avec des contenus importants pour la population et à des coûts raisonnables. Les coûts d’accès à internet en Afrique, notamment en Afrique de l’ouest sont les plus coûteux au monde.

Selon l’UIT (Union Internationale des Télécommunications),  le coût d’une connexion haut débit en Afrique est en moyenne d’environ 100 dollars pour 110 kilobits / seconde contre moins de 20 dollars dans le reste du monde.

Toutefois, la population africaine peut garder espoir pour un meilleur développement du réseau internet car des acteurs comme Google avec son project link, Alcatel Lucent avec son TEAMS (The East African Marine System) et plein d’autres, ont pris des engagements  pour mieux connecter l’Afrique au reste du monde.

 

Coumba FAYE, étudiante en M2 en Commerce Electonique à l'Université de Strasbourg. vous pouvez me joindre sur mon profil viadeoCoumba FAYE

Étudiante en M2 Commerce électronique à l’Université de Strasbourg. J’aime découvrir de nouvelles choses et diversifier mon horizon.

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1 réponse

  1. 27 décembre 2013

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