La Chine, nouvel eldorado du e-commerce

538 millions d’internautes fin juin 2012. Près de 6000 milliards de yuans (environ 754 milliards d’euros) de transactions générées par le secteur du e-commerce en 2011. La Chine doit, d’ici à 2015,  devenir le premier marché au monde pour le commerce électronique, avec un triplement de la taille de son marché sur les trois prochaines années. Les entreprises étrangères souhaitant se développer en Chine ne peuvent pas méconnaître de nos jours ce nouveau canal de distribution.

Un certain nombre d’éléments peuvent expliquer ces prévisions du CNNIC (China Internet Network Information Center) :

  • l’augmentation de la classe moyenne chinoise
  • le coût de l’accès à Internet à haut débit (plus faible qu’en Inde ou au Brésil) ainsi que la propagation des téléphones connectés
  • les frais d’expédition ainsi que la fiabilité des achats

Les Chinois adhèrent à l’achat en ligne pour plusieurs raisons, notamment un plus grand choix de produits, la commodité et la possibilité de comparer les prix.

Source : yangiz.fr

Le commerce électronique est cependant encore jeune sur le territoire chinois. Bien qu’en nombre, plus de personnes achètent en ligne en Chine qu’aux Etats-Unis, par rapport à la population totale, la pénétration est beaucoup plus faible (14% contre 54% aux USA). Quelles explications ? Les premiers pas du e-commerce chinois ont été marqués par des cas importants de fraude et de contrefaçon. La confiance des consommateurs en la fiabilité des vendeurs est le point majeur d’un bon fonctionnement du marché. Les politiques de retour des marchandises fonctionnent mal et peu de garanties sont apportées au consommateur chinois.

En outre, le secteur n’est pas encore mature. On assiste à un resserrement du nombre des acteurs dans un contexte très concurrentiel. Les trois plus grandes entreprises de commerce en ligne en Chine sont Alibaba (surnommé « the eBay of China »), Baidu et Tencent, chacune dominant un secteur différent du marché, respectivement l’e-commerce, le secteur des moteurs de recherche et la messagerie.

Environ la moitié des transactions B2C ont lieu sur Taobao Mall (ou Tmall) une autre branche d’Alibaba. On y trouve 50 000 marchands et plus de 200 000 marques, y compris les marques occidentales les plus connues, tel que Nike. Ces deux plateformes concernaient à elles seules 81% des transactions en dollars en ligne en 2010. Plus de 60% des utilisateurs de ces sites utilisaient Alipay pour leurs transactions, un système comparable à Paypal.

Restent dans le secteur du e-commerce 360buy.com, un revendeur de marques, le deuxième site de B2C en Chine, ayant généré environ 5 milliards de dollars en 2011.

Source : afriqueitnews.com

Les consommateurs chinois n’accordent que peu de confiance à l’achalandage et aux nouvelles plateformes marchandes ; ils se fondent principalement pour leurs achats sur les recommandations des autres consommateurs en ligne et sur les réseaux sociaux. Pour preuve, plus de 40% des acheteurs chinois en ligne lisent et rédigent des recommandations (le double en pourcentage des consommateurs américains). La publicité est en effet associée en Chine avec la propagande gouvernementale, tandis que les médias sociaux sont l’étendard du peuple. Les médias sociaux ont ainsi une plus grande influence sur les comportements d’achat en Chine que n’importe où ailleurs dans le monde.

Pour aller plus loin : http://weibo.blog.lemonde.fr/2012/11/04/la-chine-prochaine-superpuissance-de-le-commerce/

Quelques adresses citées dans cet article :

http://global.alipay.com/ospay/home.htm

http://www.alibaba.com/

http://www.baidu.com/

http://www.tencent.com/

http://www.tmall.com/

 

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.