Les milliards de Google, Apple, Microsoft et Cisco au cœur de la campagne présidentielle américaine.

Durant ces dix dernières années, des bénéfices records ont permis aux entreprises phares du Nasdaq d’accumuler des fortunes presque indécentes. Pour la plupart d’entre elles, ces fonds sont placés en dehors des Etats-Unis. C’est notamment le cas d’Apple, Google, Cisco et Microsoft. Du fait du contexte économique difficile et compte tenu des prochaines élections présidentielles, le sujet fait grand bruit aux USA et s’invite dans la campagne.

Tim Cook est les milliards de Dollars d'Apple

Si l’on en croit certains analystes financiers, les entreprises du secteur High-Tech américain auraient réussi à  épargner près de 300 milliards de dollars à l’étranger, évitant ainsi une taxation importante. Le phénomène serait particulièrement répandu chez les grands acteurs de la propriété intellectuelle, pour lesquelles il est très simple légalement d’en expatrier les royalties via des filiales étrangères basées dans des paradis fiscaux. Apple aurait ainsi plus de 80 milliards de dollars sur des comptes étrangers, Microsoft totaliserait 54 milliards, Google 43 milliards et Cisco 42 Milliards. De quoi faire rêver la classe politique américaine.

Au niveau mondial on estime que près de mille milliards de dollars seraient ainsi captés du secteur High-Tech vers par les paradis fiscaux. Les grands états réfléchissent donc de plus en plus à la mise en place d’un nouveau système « territorial » pour la taxation des bénéfices. C’est le cas de la France qui souhaiterait imposer les bénéfices réalisés sur le territoire français par les entreprises du web.  Le candidat Mitt Romney a également pris le sujet en main en proposant le même type de taxe pour l’ensemble du secteur High-Tech.

D’autres états au contraire continuent à jouer sur le flou juridique international et proposent des facilités fiscales aux entreprises souhaitant mettre à l’abri leur trésor de guerre. C’est notamment le cas de notre voisin Luxembourgeois qui ne cesse de jouer des pieds et des mains avec la réglementation européenne pour conserver dans son escarcelle les bénéfices européens des grands groupes comme Apple (via sa société itunes), Google ou encore Amazon.  Reste à savoir combien de temps encore ce jeu du chat et de la souris va-t-il encore durer…

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2 réponses

  1. Lintz dit :

    Nos amis Luxembourgeois sont européens et se moquent allègrement de la solidarié continentale, où sont situées ls maisons mères de Apple, Google et consorts ? Les technobeaufs, technogogos et bobos qui s’amusent avec la serie de I-Trucs devraient se commander un I-Cerveau critique….

  2. Marc dit :

    Je pense que les paradis fiscaux devraient être interdits. C’est comme une évasion fiscale autorisée. Aux Etats-Unis, les grandes entreprises sont réputés faire des pressions sur le pouvoir politique quand une décision est à prendre. Et c’est légal en plus puisque c’est du lobbying. Je trouve que c’est néfaste pour le peuple car par exemple dans le cas des produits alimentaires, les grands industriels inhibent l’Etat face aux réactions des particuliers qui se plaignent de maladies causées par ces produits.

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