Le logiciel libre a eu son sommet à Genève

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Les rencontres mondiales du logiciel libre se sont déroulées début juillet dans la cosmopolite cité qui abrite de nombreuses organisations internationales. S’il y avait un endroit où la puissance de l’argent ne dictait pas les débats, c’était à l’Université de Genève où foisonnait un esprit de résistance iconoclaste et bien séduisant.

 

« Les RMLL sont un cycle non commercial de conférences, tables rondes et ateliers pratiques autour du Logiciel Libre et de ses usages » claironnait le site Internet de la manifestation. Et pour avoir pratiqué nombre de salons professionnels « intéressés », j’avoue avoir été agréablement surpris par cette initiative qui en était à sa 13 ème édition.

La manifestation était loin d’être autiste et traitait de sujets d’actualité comme le Cloud, les applications pour mobile ou la géolocalisation. Mais le traitement  en profondeur de sujets comme l’accessibilité de la technologie aux personnes souffrant de handicaps en dit long sur l’esprit du « libre ». Ainsi, la présentation captivante par une médecin, des outils et des méthodes pour améliorer le quotidien de malentendants est-elle une illustration de ce qui transportait les intervenants.

Nous avons rencontré des geek, des chevelus nostalgiques de Deep Purple, mais surtout des personnes compétentes, passionnées et pour la plupart sacrément pédagogues. La puissance du libre nous l’avons constatée sur le plan technique avec les prouesses de solutions comme Osirix pour le traitement de spectaculaires images médicales. La force du partage de la connaissance, a été mise en lumière par le succès incroyable d’Openstreetmap qui concurrence à présent GoogleMaps, que l’on pensait hégémonique. L’open hardware, est une des nouvelles marottes de la galaxie libre, elle vise à se desserrer du carcan des multinationales de l’électronique et à produire de nouveaux produits innovants comme des caméras présentées sur le stand.

La politique était également présente dans les échanges avec un passionnant débat sur la mobilisation contre ACTA. La plénière a été l’occasion pour des universitaires de s’inquiéter sur les conséquences de l’austérité sur la recherche et l’éducation. Pendant cette réunion, la question de la raréfaction des ressources a été abordée pour souligner combien les nouvelles technologies étaient tributaires du pétrole et de métaux à l’extraction difficile.

Assister à des conférences, échanger avec des intervenants de qualité permet sans aucun doute d’avoir un regard plus apaisé sur l’évolution technologique.  Les professionnels et les politiques devraient prendre le chemin de ce type de manifestation, si rafraîchissante.

 

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