Les candidats et le numérique

L’Europe est la cible de toutes les critiques de la part des candidats aux présidentielles, elle est devenue l’exutoire des échecs des uns et des fantasmes des autres. Sur le plan numérique, c’est pourtant elle qui appuie une véritable stratégie industrielle, à ce titre le plan pour le très haut débit est simplement la traduction de la volonté politique continentale. Mais quelles sont les propositions de celles et ceux qui prétendent vouloir nous représenter ?
Nuage

Dans son programme numérique le parti socialiste égrenne six axes phares, principalement autour de la création, une politique industrielle affirmée et l’enjeu démocratique. Le candidat Hollande reprend deux propositions à son compte. L’emblématique loi Hadopi serait remplacée par un texte  qui concilierait « la défense des droits des créateurs et un accès aux œuvres par internet facilité et sécurisé ». Le Très Haut Débit serait étendu à l’ensemble du territoire en 10 ans, soit 3 années de moins que le plan en cours.

Le programme UMP planifie la fin du déploiement de la fibre optique à 2020, soit 2 ans de mieux que le PS et un gain de 5 ans par rapport au plan lancé par le gouvernement actuel…Il est question de numérique pour la médecine, l’éducation et l’innovation avec un effort annoncé pour les entreprises à travers un accès facilité au financement. La neutralité d’Internet est abordée avec l’objectif politique de « garantir la liberté d’expression et un environnement favorable à l’innovation ».

Le programme du front national réduit son action numérique à la dématérialisation de l’administration et à la création d’une carte d’identité digitale destinée aux entreprises pour sécuriser leurs échanges. La question de l’aménagement numérique n’est pas traitée alors qu’elle est la première préoccupation des élus locaux.

Dans le programme très fourni d’Europe Ecologie Les Verts, le mot « numérique » apparait deux fois, une fois pour regretter que la Montagne souffre de la fracture digitale, la seconde fois pour en constater les bienfaits pour les échanges et l’innovation. Mais les énergies renouvelables et les économies d’énergies ne sont pas abordées sous cet angle.

Le Modem décline 5 propositions nichées dans les projets de développement industriel du pays. On notera l’intérêt porté à l’ouverture des données publiques et la perspective d’élaborer une «stratégie nationale de développement fondée sur l’expertise du Conseil National du Numérique et de l’ensemble des acteurs concernés »

Le front de Gauche appelle à la suppression de la loi Hadopi et à la création d’une licence globale. Il mise sur l’innovation pour réindustrialiser le pays.

Pour les principaux partis, l’enjeu d’une infrastructure moderne est bien pris en compte. En revanche pour les contenus, l’industrie du logiciel ou le développement des énergies renouvelables à travers le numérique, il faudra patienter.

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