Surfer librement.

un réseau

L’expression « surfer sur internet » reprends l’esprit de liberté absolue véhiculée par un sport extrême bien connu.

Il aura pourtant suffi de quelques années pour que la promesse d’un nouvel espace infini de liberté qu’était Internet devienne cette galaxie mercantile, centralisée et hyper surveillée que nous connaissons aujourd’hui.


C’est en tout cas ce que pensent de plus en plus d’internautes. Ils cherchent, en réaction, à développer des espaces de liberté et d’échange non surveillés. Par exemple David Darts développe une « pirate box ».Il s’installe dans un lieu public (internet café, bibliothèque…), pose sa box et quelques secondes plus tard les personnes présentes voient apparaître une nouvelle connexion sur leur terminal. Ils peuvent s’échanger des mails, des fichiers, des photos et chatter. Aucune possibilité d’analyser quelque flux que ce soit, la box ne retient, volontairement, aucune information de connexion.

Pour aller encore plus loin, d’autres cherchent à surfer anonymement non plus sur un réseau fermé, mais bel et bien sur le Net. Leur objectif est que chacun, sans notion poussée en informatique, soit capable de prendre en main la protection de sa vie privée sur le réseau des réseaux. Ainsi, l ‘équipe de la Freedom Box développe un mini ordinateur fonctionnant sous Linux et coûtant 150 dollars environs. S’il est capable pour le moment de proposer une messagerie cryptée, il devrait progressivement venir à permettre de surfer sur Internet et télécharger des fichiers, se parler gratuitement de manière cryptée ou encore mettre des fichiers sensibles en sécurité dans une autre Freedom Box. En Allemagne l’initiative « FREIFUNK » fournit les outils pour mettre en place des réseaux locaux libres dans des quartiers ou des villages. Les habitants peuvent alors partager toutes sortes d’informations locales comme des stations de radio libres, les événements du quartier, des outils de troc et même une connexion internet collectivisée.

Si ces initiatives se présentent toutes comme des entreprises de sauvegarde de vie privée ou encore de lutte contre la fracture numérique, elles n’en fournissent pas moins des outils pour opérer sans traces sur la toile. On imagine aisément l’exploitation délictueuse qui pourra en être faite. La limite est ainsi toujours plus difficile à placer entre volonté de faire progresser le Web vers un domaine de liberté et l’exploitation à des fins malhonnêtes des outils développés.

 


Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.