Le crowdsourcing, outil au service de l’internaute ou de l’entreprise ?

Le crowdsourcing fait partie des nouvelles stratégies de communication du web 2.0 et du management de la connaissance.

Le crowdsourcing (approvisionnement par la foule) consiste, pour les éditeurs de sites, à utiliser les internautes pour créer des contenus, répondre aux questions d’autres visiteurs et même de participer à la conception du site. Sa particularité est donc une certaine forme d’externalisation (outsourcing) du contenu du site grâce à une mutualisation des ressources et compétences des internautes. Les sites peuvent alors proposer des produits et services à des coûts très bas grâce à la contribution souvent gratuite du contenu par les visiteurs.

Une nouvelle économie liée à cette innovation du web 2.0 est le développement de places de marché qui proposent aux internautes d’héberger leurs créations (photos, vidéo, articles) pour les revendre à bas prix en récupérant une commission. La plate-forme française de vente de photos libres de droits, Fotolia, propose ainsi des clichés proches de la qualité professionnelle à partir de un euro.

L’encyclopédie en ligne Wikipedia fonctionne également sur le modèle du crowdsourcing en proposant à des contributeurs volontaires de rédiger les articles qu’ils désirent. Le principal intérêt de ces articles est que le contenu est largement plus fiable que celui d’une encyclopédie papier rédigée par des chercheurs !

Une autre innovation découlant du crowdsourcing est Ushahidi crée en 2007. Ce site permet d’agréger des informations en temps-réel lors de crises. Les informations proviennent de mails ou de SMS d’acteurs anonymes et sont géolocalisées, triées et présentées sur le site Ushaidi en temps-réel. Initialement, il a été créé pour documenter les violences post-électorales au Kenya en 2007-2008. A ce jour, il sert régulièrement à informer pour d’autres troubles sociaux et lors de catastrophes naturelles.

Il s’agit, en quelque sorte de journalisme ou de gestion de crise crowdsourcé, pré-curseur du flux RSS. Actuellement, le site à développé une technologie de crowdmap permettant de visualiser les informations en les géolocalisant sur une carte.

Concernant l’aspect éthiques et les limites de crowdsourcing, il lui a lontemps été repproché de ne pas être fiable et d’exploiter le « bénévolat » des contributeurs. Cependant de récentes études viennent de prouver la fiabilité des wikis grâce à la validation par plusieurs contributeurs. Le second repproche n’est pas non plus fondé car le fait de contribuer à un wiki peut valoriser l’internaute qui ammène du contenu, même si une certaine forme de rémunération pourrait être mise en place.

L’aspect un peu moins éthique du crowdsourcing est lorsque certaines grandes entreprises utilisent ces techniques de façon insidieuse. Ainsi, quand Microsoft, lors d’un rapport d’erreur de windows nous demande de répondre à un formulaire, il s’agit d’une certaine forme de crowdsourcing masqué, destiné à faire travailler le consommateur à améliorer son produit.

Idem pour Google qui fait participer « gratuitement » les internautes à la mise à jour de son logiciel « Google earth » ou encore à l’amélioration de son « Google image labeler ». Dans ce 2e exemple, Google a crée un jeu chronométré, dans lequel il faut trier et nommer rapidement des images. L’internaute croyant s’amuser ne fait que contrbuer « gratuitement » à la mise à jour de la base de données photos de Google !

 Sources :

www.atelier.net, cdeniaud.canalblog.com, cultureweb20.wordpress.com, crowdmap.com, ushahidi.com, wikipedia.fr

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3 réponses

  1. Le partage d’informations et de travaux professionnels sont essentiels à la communication et à la productivité de l’entreprise . Grâce à certains outils sur internet, les collaborateurs peuvent créer, partager et modifier des fichiers de travail (ex : agenda, fichiers word, excel) en temps réel.

  1. 5 mai 2012

    […] –       Le crowdsourcing : Voir l’article de Jérôme GOLLNER du 19 février 2011 […]

  2. 3 juin 2012

    […] –       Le crowdsourcing : Voir l’article de Jérôme GOLLNER du 19 février 2011 […]

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