IPcalypse : J-1

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Demain soir, il sera trop tard ! Le nombre de blocs d’adresses IPv4 arrive à épuisement. Dans quelques heures, un tournant dans l’histoire d’Internet sera effectué.

L’IP (Internet Protocol) est ce qui permet à chaque machine d’être identifiée et d’être connectée sur le réseau Internet.

L’IPv4 a été la première version d’IP à avoir été massivement déployée. Elle forme la base d’Internet. Codée en 32 bits, cela donne 232 (ou 4 294 967 296) adresses IP théoriquement utilisables (un peu moins en pratique), soit à peu près autant de machines pouvant se connecter au réseau Internet.

Mais face au succès grandissant d’Internet, la pénurie des IPv4 s’annonce. À cette heure-ci, il ne resterait plus que 5 millions d’adresses v4 libres, de quoi satisfaire la demande d’une journée.

Pour y remédier, l’IPv6 a été créée et lancée à la fin des années 1990. L’IPv6 est codée en 128 bits. Ce qui donne 2128 ou 340 282 366 920 938 000 000 000 000 000 000 000 000 adresses IP possibles et presqu’autant d’appareils en ligne potentiels.

D’après Google, moins de 1 % des sites sont à ce jour passés à l’IPv6. Il faut dire que l’adoption et la mise en place de l’IPv6 demandent un effort supplémentaire par rapport l’IPv4 qui est jusqu’à aujourd’hui le minimum nécessaire et suffisant pour être connecté.

2011 sera ainsi une année importante pour le réseau mondial. Pour survivre, certains n’auront d’autres choix que de se tourner vers l’IPv4 d’occasion. Mais cela ne sera qu’une solution à court terme car le salut de l’humanité (et de son réseau) passera par l’IPv6.

Les géants du Web comme Google, Facebook, Yahoo!, OVH ou ISOC l’ont bien compris. Même si c’est tardivement, le 8 juin prochain, ces derniers participeront au World IPv6 Day (organisé par l’ISOC). Le but est double. D’une part, il s’agit de sensibiliser à la nécessité de basculer massivement vers l’IPv6. D’autre part, ces sites basculeront pendant 24 heures sur l’IPv6 pour tester une utilisation en masse et effectuer des ajustements techniques sur leurs propres infrastructures.

Plus d’informations :
Wikipédia : IPv4 IPv6
ITespresso.fr : la fin de l’IPv4 est proche
Estimation des IPv4 restantes par Hurricane Electric

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1 réponse

  1. ejacquet dit :

    Très joli titre 🙂

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