SARTRE: Le projet de véhicules autonomes initié par l’UE

Des voitures qui se conduisent toutes seules

SARTREUne utopie ?

Pas certain, car ceci pourrait bien devenir réalité d’ici une décennie.
Lancé en septembre 2009, un projet de l’Union européenne, appelé SARTRE, a vu le jour dans le but de mettre au point et de tester l’ensemble technologique nécessaire pour que des véhicules puissent se mouvoir seuls et en convoi sur les autoroutes.
SARTRE est l’acronyme de Safe Road Trains for the Environment (que l’on peut traduire par Convois routiers sûrs et respectueux de l’environnement).
Cofinancé par la Commission européenne dans le cadre du 7e programme-cadre, SARTRE est mené par Ricardo UK Ltd en collaboration avec des entreprises et instituts de recherche européens.

Voilà les buts que s’est fixée la Commission européenne

  • Fluidifier le trafic
  • Raccourcir les temps de trajets
  • Améliorer le confort des automobilistes
  • Réduire le nombre d’accidents sur les routes
  • Faire chuter la consommation et les émissions de CO2 (réduction d’au moins 20% selon les concepteurs du projet)

Concrètement

Vous partez travailler le matin, votre voiture rejoint un train de voitures et elle se met alors en pilotage automatique. Elle gère le freinage et l’accélération. La distance comme la vitesse restent constantes pour tous les véhicules du convoi. Pendant ce temps, vous pouvez travailler, lire votre journal ou regarder un dvd. Puis quand vous approchez de votre destination, vous reprenez le contrôle du véhicule.

Plusieurs véhicules en convois automatisés bientôt en tests

L’équipe SARTRE vient de réaliser les tests préliminaires d’un système avec véhicule de tête et voiture suiveuse (convoi à deux véhicules).

Ce premier galop d’essai passe par l’installation de plusieurs technologies:

  • Matériel hardware à bord des deux véhicules
  • Mise en œuvre de communications véhicule à véhicule
  • Incorporation et intégration de capteurs, d’actionneurs de bas niveau et de dispositifs de contrôle latéral et longitudinal du véhicule suiveur

Le projet, qui a atteint un an d’existence sur les trois années de travaux prévues a désormais pour objectif d’intégrer un logiciel pour l’automatisation de conduite. Cette étape cruciale a déjà débuté et devrait s’étaler jusqu’à début 2012. L’intégration de toutes ces technologies permettra la démonstration du concept avec un convoi de cinq véhicules en mettant en jeu des stratégies de gestion des interactions avec les autres usagers de la route.

En savoir plus

Chaque convoi routier aura à sa tête une voiture meneuse qui se comportera exactement comme n’importe quel véhicule lancé sur autoroute avec toutes ses fonctions habituelles. Ce véhicule meneur sera piloté par un conducteur expérimenté connaissant parfaitement le parcours. Il pourrait s’agir, par exemple, d’un taxi, d’un bus ou d’un camion. Chaque convoi routier sera composé de six à huit voitures. Lorsque l’une d’entre elles s’approche de sa destination, son conducteur en reprend le contrôle, quitte le convoi par le côté et poursuit sa route comme d’habitude. Pendant ce temps, les autres véhicules formant le convoi comblent l’écart et poursuivent leur chemin jusqu’à ce que, finalement, les voitures se dispersent.

insertion

sortie

Quelques craintes de la part des automobilistes…

L’automobile est un symbole de liberté. Un outil pour se rendre où on veut quand on veut. Après toutes les restrictions d’usage, dont celles sur la vitesse sont les plus emblématiques, voici un projet pour supprimer l’élément le plus important dans la conduite d’une automobile : l’autonomie de jugement de son conducteur. D’autres questions apparaissent ensuite comme inévitables. Si le meneur doit s’arrêter pour répondre à un besoin naturel, tous ceux qu’il guide s’arrêtent aussi? Et s’il se jette dans un ravin, tous les autres le suivent ?

Le mot du coordinateur du projet SARTRE, Tom ROBINSON, du cabinet Ricardo UK Ltd

Le projet SARTRE rassemble un mélange unique de technologies, de compétences et d’expertise issues à la fois de l’industrie et du monde universitaire européens dans le but d’encourager le développement de convois routiers sûrs et efficaces sur le plan environnemental.

Grâce à une mise en œuvre au niveau des voitures elles-mêmes, SARTRE vise à exploiter l’énorme potentiel des convois routiers, tant en matière de sécurité que d’environnement, sans qu’il faille modifier en profondeur l’infrastructure routière.

Visionner le reportage vidéo

www.sartre-project.eu

www.auto-innovations.com

www.auto-buzz.com


L’Union Européenne finance la réduction des libertés individuelles.

L’automobile est un symbole de liberté. Un outil pour se rendre où on veut quand on veut, c’est tout simplement fabuleux. Mais après toutes les restrictions d’usage, dont celles sur la vitesse sont les plus emblématiques, voici un projet pour supprimer l’élément le plus important dans la conduite d’une automobile : l’autonomie de jugement de son conducteur. Le projet s’appelle SARTRE, ce qui tient pour Safe Road Trains for the Environment. Rien à voir avec l’auteur communiste, même s’il aurait probablement approuvé, puisque l’idée vise à optimiser tant la sécurité que la consommation d’énergie, par la soumission totale à une autorité unique non choisie. On peut parler de relation maitre/esclave. Il y a au départ un véhicule leader, conduit normalement par un conducteur normal. Seule chose pour le distinguer, il utilise un GPS amélioré et communiquant, dans lequel il a indiqué sa destination.

Si d’autres voitures équipées elles aussi, de super GPS communiquants vont dans la même direction, elles viennent sagement se ranger derrière lui. Là, un système de conduite automatique, relié au premier véhicule, prend le contrôle de l’auto, et le conducteur qui suit peut lâcher ses pédales comme le volant, et ouvrir un journal. Tout dépend alors du conducteur de tête. S’il s’arrête pour répondre à un besoin naturel, tous ceux qu’il guide s’arrêtent aussi. Et s’il se jette dans un ravin, tous les autres le suivent ? Les avantages d’un déplacement en convoi seraient une moindre consommation d’énergie, par le fait que les véhicules peuvent se suivre de très près, d’où une diminution de la trainée aérodynamique, en ce que le véhicule qui suit est placé dans l’aspiration du véhicule qui le précède. On connait cela en compétition, mais nous ignorons si cela est significatif aux allures légales. Un test réel doit chiffrer cela. Autre atout, une moindre occupation de surface routière.

Ce projet regroupe le cabinet d’ingénieurerie Ricardo, le constructeur Volvo, et quelques autres entreprises de conseil/instituts de recherche. Il est partiellement financé par des fonds publics européens. L’avantage est que le coût d’une expérimentation serait assez modéré, puisqu’il n’y rien à modifier au niveau des infrastructures. Tout tient dans des boitiers électroniques, dans quelques véhicules. On s’inquiète tout de même de voitures qui seraient lachées dans la circulation, avec la responsabilité de leur conduite hors du véhicule.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.